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Le pari réussi de la mobilisation

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Le pari réussi de la mobilisation

«Plus de trois millions» de personnes ont participé mardi aux manifestations contre le contrat de première embauche (CPE) dans toute la France, soit davantage que le 28 mars, selon un décompte partiel de la CGT, établi mardi peu avant 17 heures. Le ministère de l'Intérieur estimait pour sa part à 935.000 le nombre des manifestants qui ont défilé en province. soit... 5750 de moins que la semaine précédente.
A Paris, la manifestation aurait rassemblé quelque 700.000 personnes, selon les organisations syndicales, le même chiffre que lors de la dernière journée de mobilisation.
Les chiffres des cortèges réunis dans les principales villes de province font pour leur part état d'une mobilisation comparable –voire supérieure– à celle du 28 mars dernier. Ce qui a conduit Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, à déclarer mardi en milieu de journée que «la mobilisation est aujourd'hui comparable» à la précédente, tout en réaffirmant que le mouvement ne s'achèverait «pas avec cette journée».

Marseille. Immense cortège de plus de 250.000 personnes selon les organisateurs, soit une mobilisation équivalente à celle du 28 mars. La préfecture, qui avait compté 10 fois moins de participants que les organisateurs lors du précédent défilé, n'était pas en mesure à 13 heures de fournir un chiffre. Le 28 mars, 250.000 personnes s'étaient regroupées selon les organisateurs, 28.000 selon la préfecture de région.
也许这就是命运!                                        [img]
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De Marseille au Mans en passant par Nantes ou Grenoble, les défilés anti-CPE ont rassemblé au moins autant de monde que la semaine dernière • La CGT estime que «plus de trois millions de personnes» sont descendues dans la rue dans toute la France.

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tu l'as copiée d'où?

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Réunion sur le CPE à l'Elysée lundi, tractations en coulisses



samedi 08 avril 2006 (Reuters - 20:27)




PARIS - Les discussions sur le contrat première embauche sous l'oeil des caméras ont laissé ce week-end la place à des consultations tous azimuts en coulisses, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy cherchant chacun de leur côté le moins mauvais scénario de sortie de crise.

L'Elysée a fait savoir en fin de journée samedi que la décision serait prise lundi matin à l'issue d'une réunion présidée par Jacques Chirac en présence du Premier ministre et du président de l'UMP.

Les présidents de groupes UMP de l'Assemblée nationale et du Sénat, Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, "viendront présenter leurs propositions au président de la République (...) et la décision sera prise à l'issue de cette réunion", a fait savoir la présidence de la République.

On ignore pour l'instant quand et sous quelle forme cette décision sera annoncée.

Dans l'intervalle, le Premier ministre s'est attelé à "un week-end de travail, de consultations et de réflexion", agrémenté d'un jogging matinal en compagnie de son fils dans les rues de la capitale, à la veille du marathon de Paris.

Le président de l'UMP a également multiplié les contacts téléphoniques.

Après une discussion avec Dominique de Villepin en milieu de journée, Nicolas Sarkozy s'est entretenu tour à tour avec Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, le secrétaire général de l'Elysée, Frédéric Salat-Baroux et le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Intérieur.

Selon plusieurs quotidiens, le texte appelé à "remplacer" l'article VIII de la loi sur l'égalité des chances, qui instaure le CPE, était prêt dès vendredi, mais il a finalement été remisé faute d'un "feu vert de Matignon". Un scénario réfuté par l'entourage du Premier ministre où l'on insiste sur l'esprit d'apaisement prôné par Dominique de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle jeudi.

La solution avancée par les parlementaires de l'UMP - en accord avec Nicolas Sarkozy - consisterait à cibler le futur dispositif sur les jeunes en difficulté et non plus sur l'ensemble des moins de 26 ans, comme c'est le cas pour le CPE.

"ABROGATION N'EST PAS UN MOT GROSSIER"

"En résumé, il y a deux solutions: le remplacement, dont les détails seront finalisés plus tard, ou ... pas de sortie de crise", estime un proche du président de l'UMP. "Plus une crise est longue dans le temps, plus les marges de manoeuvre se réduisent."

Ces atermoiements sur la forme et le fond laissent les syndicats de marbre, qui s'en tiennent à leur exigence de retrait pur et simple du CPE, et font le miel du Parti socialiste.

"Ce que l'on veut c'est que le CPE disparaisse et qu'il ne s'applique jamais. La méthode choisie pour que le CPE disparaisse et qu'il ne s'applique pas sera la bonne", a expliqué samedi François Chérèque, mettant au même rang abrogation et retrait.

"Le mot abrogation n'est pas un mot grossier, un mot tabou, c'est le seul qui est adapté", a renchéri le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, en clôture des Etats généraux du PS, délocalisés à Rennes.

Sur le terrain, les anti-CPE ne relâchent pas la pression, soucieux de démontrer que les vacances de Pâques, qui ont débuté vendredi pour les académies de Paris et de Bordeaux, ne changeront pas la donne.

D'ores et déjà, l'UNEF, la FIDL et l'UNL ont appelé à une nouvelle journée de manifestations dans toute la France mardi.

Après une manifestation place Bellecour, la coordination étudiante s'est réunie samedi pour le huitième week-end consécutif, sur le campus de Bron.

Plusieurs centaines de délégués doivent débattre pendant tout le week-end, avant un vote sur la suite des blocages d'universités dimanche.

Près de Toulouse, plusieurs dizaines d'étudiants, d'intermittents et de précaires ont occupé pendant quelques heures l'entrée d'un supermarché Auchan.

A Pau, la rencontre de Coupe Davis opposant la France à la Russie a été perturbée par deux jeunes filles qui ont fait irruption sur le court en arborant des T-shirt "Non au CPE".

Dans la nuit de vendredi à samedi, quelques dizaines d'étudiants avaient occupé le centre de tri postal de Rennes-Saint-Jacques, qui gère la distribution du courrier sur le Grand Ouest.

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