法国杯
Neuf minutes. Jérôme Rothen, le milieu de terrain international du Paris-SG qui enleva samedi soir la finale de la Coupe de France au détriment de l'Olympique de Marseille (2-1), a attendu neuf minutes avant de toucher son premier ballon sur la pelouse du Stade de France de Saint-Denis. Ça fait long, c'est peu de le dire. "Oui mais bon, le jeu ne venait pas de mon côté. Donc voilà. Comme ça, j'ai pu lever le nez. J'ai profité de l'ambiance气氛." Là, il rigole开玩笑. Pendant ces neuf minutes-là, Rothen n'a pas touché un ballon, mais il a bossé工作. Il s'est replié. Il a glissé dans l'axe quand le ballon filait à l'opposé. Il a fait ce que son entraîneur, Guy Lacombe, lui avait demandé de faire.
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En dehors d'un petit quart d'heure en début de deuxième mi-temps, le Paris-SG a tapé l'OM sans avoir le ballon. Ceci explique d'ailleurs cela. Il y a des coachs pour le dire : au-delà d'un certain niveau, la possession de balle peut être un poison, un peu comme si l'équipe qui se l'assure jouait bourrée. Le Parisien Edouard Cissé, milieu de terrain : «On s'est fait à l'idée que Marseille tienne le ballon». Et c'est pas tout. Pour avoir ouvert le score dès la 6e minute par Bonaventure Kalou, le PSG a vu son plan plus ou moins machiavélique validé avant même qu'il ne l'applique ; c'est-à-dire que le temps jouait pour lui. Lacombe : «Le scénario était bon pour nous. En jouant bas dans le terrain (il veut dire en défense, jamais trop loin du but gardé par Lionel Letizi, ndlr), on a raccourci les courses d'appel des joueurs marseillais. Or, ceux-ci aiment se lancer dans le terrain, prendre les espaces.» Toifilou Maoulida ou Frank Ribéry, les deux flèches phocéennes, en ont donc été réduits à faire des ronds dans l'eau. Restait Mickaël Pagis, le seul attaquant marseillais à s'accommoder des petits espaces. Mais l'ancien Strasbourgeois est sorti sur la blessure à la 37e minute. Lacombe : «Ça aussi, c'était tout bon pour nous. Pagis est un joueur précis.»
Voilà comment s'est tramé le succès parisien, la septième victoire en Coupe de France de l'histoire du club, la deuxième en trois éditions après la victoire devant Châteauroux en 2004. La France entière aime rire des errances parisiennes, elle trouve du grain à moudre chaque année, mais il se trouve que le PSG n'est pas un club de loosers. Samedi, contre un Olympique de Marseille plus spectaculaire et au jeu plus risqué que le sien, le Paris-SG a constamment donné l'impression de faire une tête de plus.
Ça tient à quoi ? Au défenseur nigérian de Marseille Taiwo, qui ne sent pas revenir Cissé derrière lui et perd un ballon qui fait but (6e). L'entraîneur phocéen Jean Fernandez : «Taiwo est un jeune joueur. Une finale se joue sur des détails alors vous pensez, une erreur pareille…» Ça s'est aussi joué à la 49e minute, quand Vikash Dhorasoo a passé tout le monde en revue pour mettre un second ballon au fond des filets de Fabien Barthez. Fernandez : «Bon, Dhorasoo prend le ballon dans le rond central. Il fait trente mètres avec. Personne ne l'attaque. Quand même, on est un peu naïf. Je ne sais pas si Paris mérite plus la victoire que nous, cela dit. Mais bravo à eux.»
Marseille est bien tombé par faute de réalisme. Peut-être justement parce que l'OM avait «le souci de jouer, de faire tourner le ballon» (Fernandez). La soirée ne se prêtait pas au romantisme. Sur le chemin du stade, certains spectateurs ont été accueillis par une forte odeur de gaz lacrymogène. Avant de tomber, dans l'enceinte, sur un Nicolas Sarkozy en représentation médiatique. On n'était pas là pour rigoler. L'OM l'a appris à ses dépens.
[ 本帖最后由 草 于 2006-5-1 00:33 编辑 ]