Ich was ein chint
Ich was ein chint so wolgetan,
virgo dum florebam
do brist mich div werlt al,
omnibus placebam.
Refrain:
Hoy et oe
maledicantur thylie
iuxta viam posite.
Da wolde ih an die wisen gan,
flores adunare,
do wolde mich ein ungetan
ibi deflorare.
Er nam mich bi der wizen hant,
sed non indecenter,
er wist mich div wise lanch
valde fraudulenter.
Er grait mir an daz wize gewant
valde indecenter
er fûrte mih bi der hant
multum violenter.
Er sprach: „vrowe ge wir baz!
nemus est remotum"
dirre wech der habe haz!
planxi et hoc totum.
Iz stat ein linde wolgetan
non procul a via
da hab ich mine herphe lan,
timpanum cum Iyra.
Do er zu der linden chom,
dixit: sedeamus,"
- div minne twanch sêre den man -
ludum faciamus!"
Er graif mir an den wizen lip,
non absque timore
er sprah:ich mache dich ein wip,
dulcis es cum ore!"
Er warf mir uof daz hemdelin
corpore detecta
er rante mir in daz purgelin
cuspide erecta.
Er nam den chocher unde den bogen
bene venabatur
der selbe hete mich betrogen
ludus compleatur.
* * * * *
Il était un petit navire
Il était un petit navire,
Qui n'avait ja. . . ja. . . jamais navigué. Ohé! Ohé!
Il entreprit un long voyage
Sur la Mer Mé. . . Mé. . . Méditerranée. Ohé! Ohé!
Au bout de cinq ou six semaines,
Les vivres vin. . . vin. . . vinrent à manquer Ohé! Ohé!
On tira z' à la courte paille,
Pour savoir qui. . . qui. . . qui serait mangé Ohé! Ohé!
Le sort tomba sur le plus jeune,
C'est donc lui qui, qui, qui fut désigné. Ohé! Ohé!
On cherche alors à quelle sauce
Le pauvre enfant. . . fant. . . fant. . . serait mangé Ohé! Ohé!
L'un voulait qu'on le mit à frire,
L'autre voulait. . . lait. . . lait le fricasser, Ohé! Ohé!
Pendant qu'ainsi l'on délibère,
Il monta sur, sur, sur le grand hunier.Ohé! Ohé!
Il fit au ciel une prière,
Interrogeant. . . geant. . . geant l'immensitéOhé! Ohé!
Mais regardant la mer entière,
Il vit des flots, flots, flots de tous côtés. Ohé! Ohé!
O Sainte Vierge, ô ma patronne,
Cria le pau. . . pau. . . pauvre infortuné. Ohé! Ohé!
Si j'ai péché, vite pardonne;
Empêche-les. . . les. . . les de me manger. Ohé! Ohé!
Au même instant un grand miracle
Pour l'enfant fut. . . fut. . . fut réalisé Ohé! Ohé!
Des p'tits poissons dans le navire
Sautèrent par. . . par. . . par plusieurs milliers. Ohé! Ohé!
On les prit, on les mit à frire,
Le jeune mous. . . mous. . . mousse fut sauvé. Ohé! Ohé!
Si cette histoire vous amuse,
Je vais vous la. . . la. . . la recommencer. Ohé! Ohé!
* * * * *
Ils sont partis...
Ils sont partis à pied, à cheval
Par monts et par vaux, par les contrées
Ils sont partis à pied, à cheval
Pour aller enfin conquérir le Graal
Voyez Gauvain à l’armure dorée
Et Lancelot de blanc vêtu
Messire Yvain sur son beau destrier
Et Perceval à la grande vertu
Le roi Arthur les avait dépêchés
Aux quatre coins de l’univers
Guerriers parfaits, exempts de tout péché
Contre le mal enfin croisaient le fer
Après des mois de combat, des années
De solitude, de désespoir
Galaad enfin, brandissant son épée
De vérité, a déchiré le voile
* * * * *
J'ai fait un rêve
J'ai fait un rêve, cette nuit là, (bis)
Un rêve de misère. (bis)
Que j'étais dans mon lit couché,(bis)
Auprès de ma maîtresse.(bis)
À mon réveil, rien n's'y trouva,(bis)
Qu'un oreiller de plume.(bis)
Par la fenêtre j'ai regardé,(bis)
du côté de la mer.(bis)
J'ai avisé un grand bateau,(bis)
un grand navire de guerre.(bis)
Les matelots qui sont dedans,(bis)
Ont chacun leur maîtresse.(bis)
La mienne à moi n'y est pourtant pas,(bis)
Je crois qu'elle est sur terre.(bis)
J'irais pourtant la voir ce soir,(bis)
Au clair de la chandelle.(bis)
Je lui port'rai un beau bouquet,(bis)
Un beau bouquet de roses.(bis)
* * * * *
J'aurai le vin...
Par un beau matin je me suis levé (bis)
Dans mon joli jardin j'ai été
J'aurai le vin le verre et la bouteille,
J'aurai le vin le verre à la main (bis)
Dans mon joli jardin j'ai été (bis)
C'était pour cueillir du raisin
J'en n'avais pas cueilli trois grains
Qu'un gros corbeau à moi s'en vient
Me dit trois mots en latin
Qu'un vin claret m'ferait du bien
Moi qui ne sait pas le latin
Ces quelques mots j'les compris bien
* * * * *
J'entends le loup, le renard et la belette
C'est dans dix ans je m'en irai
J'entends le loup et le renard chanter
J'entends le loup, le renard et la belette
J'entends le loup et le renard chanter
L'hiver viendra, les gars, l'hiver viendra
La jument de Michao, elle s'en repentira
La jument de Michao et son petit poulain
Sont passés dans le champ ont mangé tout le foin
Neuf ans, huit ans, sept ans, six ans, cinq ans, quatre ans, trois ans, deux ans, un an ...
* * * * *
J'entends le moulin
Mon père a fait bâtir maison
J'entends le moulin taque (bis)
L'a fait bâtir à trois pignons
Tique, tique, tique, taque.
Refrain:
J'entends le moulin Tique, tique, taque
J'entends le moulin, taque.
Sont trois charpentiers qui la font,
Mais le plus jeun', c'est mon mignon,
Qu'apportes-tu, mon p'tit fripon?
C'est un pâté de trois pigeons
Asseyons-nous et le mangeons
En s'asseyant, il fit un bond
En s'asseyant, il fit un bond
Qui fit trembler mer et poissons
Qui fit trembler mer et poissons,
Et les cailloux qui sont au fond
* * * * *
Je cause et je cause
M’en revenant de noces
J’étais bien fatigué (bis)
J’ai coupé une branche,
Pour m’aider à marcher
Refrain :
En amour, je cause et je cause
En amour je cause toujours
En coupant cette branche
La main me suis blessée
A la claire fontaine,
la main me suis lavé
A la branche du chêne,
Je me suis essuyée
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait
Chante rossignole chante,
Toi qui as le cœur gai
Le mien n’est pas de même
Mon amie m’a quitté
Pour un bouton de rose
Que je lui refusé
Au milieu de la rose
mon cœur est enchaîné
Il n’y a serrurier en France
Qui puisse le délivrer
Hormis celle que j’aime
Qui en a pris la clef
* * * * *
Je me suis fait habiller de plumes
Je me suis fait habiller de plumes,
Pour gagner ma vie à chanter;
Mon habi'ment fait espérer
Que j'y gagnerais ma fortune;
J'étais réjoui dans mon cœur
D'avoir un habit d'une aussi bell' couleur.
M'y promenant dans un vert bocage,
Là j'ai manqué d'être tué.
Par un chasseur mal avisé;
M'a pris pour un oiseau sauvage;
J'aurais voulu pour ça, sais-tu,
Que mon habit de plum' aurait été perdu.
* * * * *
Je n'ai plus que 10 ans à rouler ma jeunesse...
Je n'ai plus que 10 ans
Pour rouler ma jeunesse
Ah si l'envie m'y prends
D'aller voir ma maitresse
Nous irons tous les deux,
Lison, ma Lisette,
Nous irons tous les deux
Faire nos amourettes
9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
* * * * *
Je ne veux pas...
Je voudrais bien me marier (bis)
Mais j'ai grand' peur de me tromper (bis)
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, malurette
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, maluré.
Je ne veux pas d'un colporteur
|: Rarement ils se font honneur
Emportent la cassette,…
Pour un notaire je n'en veux pas
Car ils passent trop de contrats
Embrassent les fillettes,…
Je ne veux pas d'un médecin
Ils ont toujours pilule en main
Des prises et des lancettes, …
Je ne veux pas d'un avocat
Car ils aiment trop les ducats
Ont trop de margoulette,…
Je ne veux pas d'un officier
Ils marchent toujours à pas carré
à la guerre ils s'apprêtent, …
Je ne veux pas d'un cordonnier
Car ce sont les plus mal chaussés
Pour eux lundi est fête, …
Mais je voudrais d'un habitant
On peut passer sa vie aux champs
Et rouler la charette, …
* * * * *
Je regrette non de non !
Mon père a fait bâtir maison, je regrette non de non ! (bis)
Refrain:
Je regrette non de non ! mes vingt ans qui s'en vont
Je regrette non de d'là, le bon temps qui s'en va !
Par quatre-vingt-dix-neuf maçons
Le plus jeune vint amoureux d'moi,
Mais non tu n'm'auras pas maçon,
Tu salirais mon blanc jupon,
Avec ta truelle de maçon,
Lors adieu donc tous les maçons,
* * * * *
Je veux veux un boulanger, maman....
Je veux un boulanger maman
Je le veux et je l'aurais (bis)
Mais hélas quand j'y pense
Tant de pains à peser
Ca me fait de la peine
A m'y accoutumer (bis)
* * * * *
Je voudrais être mariée
Je voudrais être mariée, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle mariée, elle va toujours aux champs.
Adieu nos amourettes, adieu donc pour longtemps!
Je voudrais être enceinte j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle enceinte, elle va toujours aux champs.
Je voudrais être accouchée j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle accouchée, elle va toujours aux champs.
Je voudrais être vieille, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà belle vieille, elle va toujours aux champs.
Je voudrais être morte, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle morte, enterrée dans son champs.
* * * * *
Jean de Nivelle
Jean de Nivelle a trois enfants
Dont il y en a deux marchands.
L'autre escure la vaisselle;
Hay avant, Jean de Nivelle
Hay ! Hay ! Hay avant,
Jean de Nivelle est un galant.
Jean de Nivelle a trois chevaux :
Deux sont toujours par monts et vaux
Et l'autre n'a pas de selle;
Jean de Nivelle a trois beaux chiens :
Il y en a deux vauriens
L'autre fuit quand on l'appelle.
Jean de Nivelle a trois gros chats :
L'un prend souris, et l'autre rats.
L'autre mange la chandelle.
Jean de Nivelle a un valet
s'il n'est ni beau, il n'est pas laid
il accoste une pucelle
Hay, hay hay avant,
Jean de Nivelle est triomphant
* * * * *
Joli coeur de rose
Par un beau clair de lune
Ô, joli coeur de rose, joli coeur de rosier
M’en allant promener
Ô, gué lon la de la rive
M’en allant promener
Joli coeur de rosier
Dans mon chemin rencontre
Ô, joli coeur de rose, joli coeur de rosier
Une jeune fille qui pleurait
Ô, gué lon la de la rive
Une jeune fille qui pleurait
Joli coeur de rosier
“Ah mais qu’avez-vous la belle
Qu’avez vous à pleurer
-Je pleure mon anneau d’or;
Dans la mer est tombé!
-Ne pleurez pas tant la belle,
Je vous le renderai!
A la première plonge
Galant n’a rien trouvé…
A la deuxième plonge,
Galant l’a repéré
A la troisième plonge
Le galant s’est noyé!
* * * * *
Joli mois de mai
Il était trois filles sous un pommier doux, (bis)
Las, dit la première, je crois qu’il fait jour
Refrain :
Joli, mois de mai quand reviendras-tu ? (x4)
Las, dit la deuxième, j’entends le tambour
Las, dit la troisièmes se sont nos amours
Il vont à la ville combattre pour nous
Contre les gens d’armes, qui sont pire que des loups
S’ils gagnent bataille auront nos amours
Qu’ils perdent ou qu’ils gagnent les aimerons toujours
Contre les gens d’armes gagneront un jour
* * * * *
J’ai 10 sous dans ma poche
J’ai 10 sous dans ma poche
et aucune argent (bis)
Et toujours gai gai
Et toujours gaiement
Y’a bien des gens dans mon village
qui n’en ont point tant
9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
* * * * *
J’ai une méchante mère
J’ai une méchante mère madondaine
De bon matin me fait lever madondé (bis)
De bon matin me fait lever (x4)
Elle m’envoi à la fontaine
Avant le soleil levé
Je croyais y être seulette
Mon amant s’y est trouvé
Nous avons tant causé ensemble
Que le soleil s’est levé
Ha que vais-je dire a ma mère
Pour avoir autant tardé
Vous direz a votre mère
Que les eaux étaient troublées
Que les chevaux du roi d’Espagne
Etait venus s’abreuver
Que les oiseaux du voisinage
Etaient venus s’y baigner
* * * * *
J’aime bien la bouteille
Tout en buvant, j’ai perdu ma casquette, (bis)
Et ma casquette de violette
Oh, oh, j’aime bien la bouteille,
Eh, eh, le bon vin du matin.
Tout en buvant j’ai perdu ma cravate (bis)
Ma cravate de soie,
Et ma casquette de violette
Tout en buvant, j’ai perdu ma chemise,
Ma chemise qu’est si fine...
Tout en buvant, j’ai perdu mon gilet,
Mon gilet si bien fait...
Tout en buvant, j’ai perdu mon paletot,
Mon paletot qu’est si chaud...
Tout en buvant j’ai perdu mon caleçon,
Mon caleçon qu’est si long...
Tout en buvant, j’ai perdu ma culotte,
Ma culotte bien commode...
Tout en buvant, j’ai perdu mes chaussettes,
Mes chaussettes si bien faites...
Tout en buvant, j’ai perdu mes souliers,
Mes souliers bien cirés...
* * * * *
J’aime la voir à rire
Saint Barnabé, si vous saviez
Il y a de jolis filles (bis)
Il y en a une par dessus tout
Grand Dieu qu’elle est gentille
Voyez vous
J’aime la voir, lon la tire la
J’aime la voir à rire (bis)
Elle voudrait bien un baiser d’nous
Mais elle n’ose pas le dire
Prenez en un, prenez en deux
Mais ne l’allez pas dire
Car si mon pere l’apprenait
M’en couterais la vie
* * * * *
J’aimons les filles
J’aimons les filles
Et j’aimons le bon vin ! (bis)
De nos bons drilles
Voilà tous le refrain
J’aimons les filles
et j’aimons le bon vin
Plus de soudrilles
Eussent troublé le sein (bis)
De nos familles,
Si l’Ligueux plus humain
Eut aimé les filles,
Eut aimé le bon vin.
* * * * *