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cahier de chant

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cahier de chant

自己喜欢 或者很经典的歌曲 就把歌词贴在这里了

如有兴趣可以找来看看  下载地址不好意思了

欢迎大家也把你们喜欢的法语歌词贴出来  一起分享



3楼 到 19楼是 ZT的法国网站上的 歌词

应该都属于些比较老的歌曲 或者民歌之类的

当你要找某个老歌的歌词的时候 不妨一试

是按字母顺序排列的



另外介绍大家一个 好的歌词网站
http://www.scoutgouvy.be/scout.php?pag=chanson/index.php

输入你想找的歌曲 的歌名 就OK了

应该大部分歌都有  

Dans mes absences, parfois, sans doute
J'aurais pu m'éloigner
Comme si j'avais perdu ma route
Comme si j'avais changé

Alors j'ai quelques mots tendresse
Juste pour le dire

Je ne vous oublie pas, non, jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie, dans tout ce que je fais

Mes premiers amours
Mes premiers rêves sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous

Je ne vous oublie pas, non, jamais
Vous savez tant de moi
De ma vie, de tout ce que j'en fais

Alors mes bonheurs, mes déchirures se partagent avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas

Parce que le temps peut mettre en cage
Nos rêves et nos envies
Je fais mes choix et mes voyages
Parfois j'en paye le prix
La vie me sourie ou me blesse
Quelle que soit ma vie

Je ne vous oublie pas, non, jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie dans tout ce que je fais

Mes premiers amours
Mes premiers rêves sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous

Je ne vous oublie pas

Même à l'autre bout de la terre
Je continue mon histoire avec vous

{choeurs:}
Je ne vous oublie pas

Non, Jamais
Vous êtes au creux de moi
De ma vie de tout ce que je fais
Mes premiers amours
Mes premiers rêves sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous

Je ne vous oublie pas
Non jamais

Vous savez tant de moi
De ma vie de tout ce que j'en fais

Alors mes bonheurs, mes déchirures se partagent avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas
Je ne vous oublie pas

[ 本帖最后由 不在不再 于 2006-6-8 05:01 编辑 ]



TOP

Malbrough s'en va-t-en guerre,

Malbrough s'en va-t-en guerre,
Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s'en va-t-en guerre,
Ne sais quand reviendra. {3x}

Il reviendra-z-à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine,
Il reviendra-z-à Pâques,
Ou à la Trinité {3x}

La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine,
La Trinité se passe,
Malbrough ne revient pas.

Madame à sa tour monte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Madame à sa tour monte,
Si haut qu'elle peut monter.

Ell' voit venir son page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Ell' voit venir son page,
Tout de noir habillé.

"Beau page, mon beau page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Beau page, mon beau page,
Quelles nouvell's apportez ?"

"Aux nouvell's que j'apporte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Aux nouvelle's que j'apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.

Monsieur Malbrough est mort,
Mironton, mironton, mirontaine,
Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré.

J' l'ai vu porter en terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
J' l'ai vu porter en terre,
Par quatre-z-officiers.

L'un portait sa cuirasse,
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait sa cuirasse,
L'autre son bouclier.

L'un portait son grand sabre,
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait son grand sabre
L'autre ne portait rien.

TOP

A la volette

C'est un p'tit oiseau qui prit sa volée (bis)
qui prit sa ...à la volette (bis)
qui prit sa volée

Il prit sa volée sur un oranger (bis)
sur un o... à la volette (bis)
sur un oranger

La branche était sèche l'oiseau est tombé

Mon petit oiseau où t'es tu blessé ?

Je m'suis cassé l'aile et tordu le pied

Mon petit oiseau veux-tu te soigner

Je veux me soigner et me marier

Me marier bien vite sur un oranger.
* * * * *

A Round of Three Country Dances in one

Basse (Ground)

Sing after fellows, as you hear me,
a toy that seldome is seen-a. (bis)
Three country dances in one to be
a pretty conceit as I weene-a. (bis)

Tenor

Robin Hood Robin Hood said Little John,
come dance before the queene-a. bis)
( In e red petticote and a greene jacket,
a white hose and e greene-a. (bis)

Alto (Medius)

The crampe is in my purse full sore,
no money will bide there in-a,
And if I had some salue therefore,
O lightly then would I sing-a,
Hey hoe the Crampe-a, Hey hoe the crampe-a,
Hey hoe the crampe-a the crampe-a.

Soprano (Cantus)

Now foot it as I do, Tom boy Tom,
now foot it as I doe Switchen-a, (bis)
And Hicke thou must tricke it all alone,
till Robin come leaping in betweene-a. (bis)

* * * * *

Ah! la feuille s'envole...

Ah! la feuille s'envole, s'envole
Ah! la feuille s'envole au vent!

Sont les filles de la Rochelle
Ont armé un bâtiment
Pour aller faire la course
Dedans les îles du Levant.

La grande vergue est en ivoire
Les poulies en diamant
La grande voile est en dentelle
La misaine en satin blanc.

Les cordages du navire
Sont des fils d'or et d'argent
Et la coque est en bois rouge
Travaillé fort proprement.
L'équipage du navire
C'est toutes des filles de quinze ans
Le capitaine qui les commande
Est le roi des bons enfants.

Hier faisant sa promenade
Dessus le gaillard d'avant
Aperçut une brunette
Qui pleurait dans les haubans.

Qu'avez-vous, jeune brunette
Qu'avez-vous à pleurer tant?
Avez vous perdu père et mère
Où quelqu'un de vos parents.

J'ai perdu la rose blanche
Qui s'en fut la voile au vent
Elle est partie vent arrière
Reviendra-z-en louvoyant
* * * * *

Ah! Si mon moine

Ah! Si mon moine voulait danser (bis)
Un chapelet je lui donnerais (bis)

Danse mon moine danse
Tu n'entends pas la danse
Tu n'entends pas mon moulin lon la
Tu n'entends pas mon moulin marcher
Ah! Si mon moine voulait danser
Un ceinturon je lui donnerais

Ah! Si mon moine voulait danser
Un capuchon je lui donnerais

S'il n'avait fait voeu de pauvreté
Une aumonière je lui donnerais

S'il n'avait fait de chasteté
Bien d'autres choses je lui donnerais

* * * * *

Aimons le vin…

C’est passant de Paris, la Rochelle (bis)
J’ai rencontré trois jolies demoiselles Aimons le vin…

Refrain :
Aimons le vin et l’amour et les filles
Aimons le vin

J’ai rencontré trois jolies demoiselles (bis)
J’ai pas choisi, mais j’ai pris la plus belle
Aimons le vin…

Je l’ai monté derrière moi sur ma selle
Je lui demande êtes vous mariée
Mariée ou pas ce n’est pas votre affaire
J’ai trois enfants, ils ont chacun leur père
Le premier du curée, le second du vicaire
Et le troisième, c’est du clerc de notaire…

* * * * *

Aliénor

En la douce Aquitaine de vigne plantée
bien riche en pâturages en forêt semée

Aliénor la duchesse demain sera reine
De France et d’Aquitaine célébrons l’hymène.

Au palais d’Ombrière, les mille invités
ferront repas prospère en jardin d’été

Les barons et les princes, vicontes et seigneurs
Les prélats, les évèques, sont venus sur l’heure

* * * * *

Amis, buvons...

Refrain :
Amis buvons, mes chers amis buvons
Mais n’y perdons jamais la raison
A force d’y boire, on perd la mémoire
On va titubant le soir à tâtons
Et on courre les rues à saute-moutons

J’en ai tant bu, de ce bon vin nouveau
Qu’il m’a troublé l’esprit du cerveau
Avant que j’y meure, versez moi sur l’heure
De ce bon vin clair
qui brille dans nos verres
et qui fait chanter tous les amants sur terre

Ah, si jamais, je vais dedans les cieux,
Je m’y battrai avec le bon dieu
A grands coups de lances
Pour tuer les anges
Je leurs ferai voir que c’est mon devoir
De boire du vin , du matin au soir

A si jamais, je vais dedans l’Enfer
Je m’y battrai avec Lucifer
A grands coups de sabre, pour tuer le diable
Je lui ferrai voir que c’est mon devoir
De boire du vin, du matin au soir

* * * * *

Au chant de l’alouette

mon père m'envoie t-à l’arbre, c'est pour y cueillir
je n'ai pas cueilli, j'ai cherché des nids

Refrain :
au chant de l'alouette je veille et je dors
j'écoute l'alouette et puis je m'endors

je n'ai pas cueilli, j'ai cherché des nids
j'ai trouvé la caille dessus son nid

j'y marchai sur l'aile et la lui rompit
elle me dit pucelle retire-toi d'ici
je n' suis pas pucelle tu en as menti

* * * * *

Au pays de Lérida...

Au pays de Lérida, on y perd et on y gagne. (bis)
Moi je n'y ai rien gagné, mais j'y ai perdu mon âme, la, la la...

Je suis allé la chercher jusqu'au sommet des montagnes. (bis)
J'ai couru la nuit, le jour, sans trouver château ni grange, la la la...

Si ce n'est un châtelet, dont le toit était de paille.(bis)
J'ai frappé au châtelet, dans la chambre étaient trois dames, la la la...

J'ai frappé au châtelet, dans la chambre étaient trois dames. (bis)
Elles m'ont prié à souper : "Choisissez une autre dame, la la la...

- Pour souper, je le veux bien, mais choisir, non sur mon âme."
(bis) De dépit, au coin du feu, m'ont jeté un lit de paille, la la la...

Mais voici qu'à la minuit, le feu a pris sur la paille. (bis)
Au matin, je n'ai trouvé ni le château, ni les dames, la la la...
* * * * *

Au trente-et-un du mois d'août

Au trente-et-un du mois d'août (bis)
Nous vîm's venir sous l' vent à nous (bis)
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer-z-et les flots:
C'était pour aller à Bordeaux

Refrain:
Buvons un coup, buvons en deux,
A la santé des amoureux
A la santé du Roi de France,
Et merd' pour le Roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre!

Le Capitain' au même instant(bis)
Fit appeler son lieutenant, (bis)
" Lieutenant, te sens-tu capable:
Dis-moi te sens-tu, assez fort
Pour l'aller crocher à son bord?

Le Lieutenant, fier-z-et hardi (bis)
Lui répondit: " Capitaine oui! (bis)
Faite monter tout l'équipage
Soldat, gars, gabiers, matelots,
Faites monter tout le monde en haut!"

Vir' lof pour lof en arrivant(bis)
Nous l'attaquâm's par son avant (bis)
A coups de haches, a coup de sabre,
de piques, de couteau, d'mousquetons,
Nous l'avons mis à la raison

Que dira-t-on de lui tantot(bis)
En Angleterr'-z-et à Bordeaux (bis)
De s'être ainsi laisser surprendre
Par un corsair' de six canons,
Lui qu'en avait trente et si bons?

* * * * *

Auprès de ma blonde...

Dans les jardins d'mon père
Les lilas sont fleuris ;
Tous les oiseaux du monde
Vienn'nt y faire leurs nids.

Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon dormir.
Tous les oiseaux du monde
Vienn'nt y faire leurs nids ;

La caill', la tourterelle
Et la joli' perdrix.

Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit.

Qui chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari

Pour moi ne chante guère
Car j'en ai un joli

« Dites-nous donc la belle
« Où donc est votr' mari ?

Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris

Que donneriez-vous belle
Pour avoir votre ami ?

Je donnerai Versailles
Paris et Saint-Denis

Les tours de Notre-Dame,
Et l'clocher d'mon pays

Et ma blanche colombe
Qui l'attend jour et nuit
* * * * *

Aux chemins de la guerre

Le premier de novembre, ami faut s'en aller,
Faut aller faire la guerre, sans l'avoir demandé,
Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé.

Faut aller faire la guerre à ces maudits anglais,
Pour le Roi pour la Reine qui sont dans leurs palais,
Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé.

A la première campagne, me voilà prisonnier,
Celui qui me verse à boire, c'est un soldat anglais,
Aux chemins de la guerre ne pousse pas de blé.

A la deuxième campagne, un bras j'y ai laissé,
Quand j'irai voir ma mie, je pourrai plus l'embrasser,
Aux chemins de la guerre ne pousse pas de blé.

A la troisième campagne, mon cap'taine j'ai tué
Je l'ai laissé contre un arbre, le quittera plus jamais,
Aux chemins de la guerre ne pousse pas de blé.

Petit soldat de France, où donc est ton épée ?
Monsieur mon capitaine, il l'a dans son côté,
Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé

Trois de mes camarades sont venus me chercher,
Pas un qui me regarde ou veuille me parler,
Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé

Que l'on dise à ma mère, que la guerre elle m'a tué,
Mais que le Roi de France c'est lui qui l'a gagnée,
Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé

Aux chemins de la guerre, ne pousse pas de blé
S'il y en a qui moissonnent, ce ne sont pas nos fermiers,
S'il y en a qui engrangent, c'est pas dans nos grenier.

* * * * *

Aux marches du palais

Aux marches du palais (bis)
Y'a une tant belle fille lonla,
Y'a une tant belle fille

Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'elle ne sait le quel prendre lonla
Qu'elle ne sait le quel prendre

C'est un ptit cordonnier
Qui a eu sa préférence

Et c'est en la chaussant
qu'il lui fit sa demande

Ma belle, si tu voulais
Nous dormirions ensemble

Dans un grand lit carré,
Couvert de toiles blanches;

Aux quatres coins du lit,
Un bouquet de pervenches.

Dans le mitan du lit,
La rivière est profonde :

Le rossignole y chante
Le matin comme le soir

Tous les chevaux du roi
Y viennent boire ensemble.

Et là, nous dormirions
Jusqu'à la fin du monde.
* * * * *

TOP

Bache bene venies

Bache bene venies gratus et optatus
per quem noster animus fit letificatus

Istud vinum bonum vinum
vinum generosum
reddit virum curialem
probum animosum

Iste cyphus concavus de bono mero profluus
siquis bibit sepius satur fit et ebrius

Hec sunt vasa regia quibus spoliatur
ierusalem et regalis babilon ditatur

Ex hoc cypho conscii bibent sui domini
bibent sui socii bibent et amici

Bachus forte superans pectora virorum
in amorem concitat animos eorum

Bachus sepe visitans mulierum genus
facit eas subditas tibi o tu venus

Bachus venas penetrans calido liquore
facit eas igneas veneris ardore

Bachus lenis leniens curas et dolores
confert iocum gaudia risus et amores

Bachus mentem femme solet hic lenire
cogit eam citius viro consentire

Aqua prorsus coitum nequit impetrare
bachus illam facile solet expugnare

Bachus numen faciens hominem iocundum
reddit eum pariter doctum et facundum

Bache deus inclite omnes hic astantes
leti sumus munera tua prelibantes

Omnes tibi canimus maxima preconia
te laudantes merito tempora per omnia
* * * * *

Belle Cassandre

Belle brunette, trop aimer ne vous puis (bis)
Vous etes honnète dont à vous du tout suis
Belle brunette, trop aimer ne vous puis (bis)

Je suis Cassandre qu’est descendue des cieux
Je suis Cassandre non pas pour vos beaux yeux
Je suis Cassandre qu’est descendue des cieux

Belle Cassandre, fais-moi une faveur
Charmante Cassandre, fais-moi une faveur
Et de tout cœur, te serais serviteur

J’ai le cœur tendre et je sais la leçon
Pour vous répondre, entendez la façon
Mon petit mignon, entendez la façon

Petit cœur gauche, c’est à toi que je bois
J’aime la débauche quand je suis près de toi
Mon petit cœur gauche, c’est à toi que je bois

Buvons encore à mon petit cœur droit
Viens-t-en mignonne, viens boire avec moi
Quand je te regarde, je ne vois plus que toi

Un dernier verre pour que vous soyez deux
Charmantes jumelles je suis votre amoureux
Je ne sais laquelle je puis aimer le mieux
* * * * *

Belle qui tient ma vie

Belle qui tient ma vie
Captive dans tes yeux
Qui m'a l'âme ravie
D'un souris gracieux
Viens tôt me secourir
Ou me faudra mourir.

Pourquoi fuit-tu mignarde
Si je suis près de toi ?
Quand tes yeux je regarde,
Je me perds dedans, moi,
Car tes perfections
Changent mes actions

Tes beautés et ta grâce
Et tes divins propos
Ont échauffé la glace
Qui me brûlait les os;
Et ont rempli mon coeur
D'une amoureuse ardeur.

Approche donc ma belle
Approche-toi mon bien.
Ne me sois plus rebelle
Puisque mon coeur est tien.
Pour mon mal apaiser
Donne-moi un baiser.

* * * * *

Bonsoir le maitre de maison

Bonsoir le maître de la maison (bis)
Et toute la compagnie, mantirelire lon li ra (bis)

Non je ne suis pas venu ici
Ni pour pleurer, ni pour rire

Je suis venu pour vous demander
A marier votre fille

Jeune homme laquelle voulez-vous
La grande ou bien la petite

Monsieur la petite s'il vous plaît
Car elle est la plus gentille

La grande est assise au coin du feu
Qui pleure et qui soupire

Oh ma soeur, ne pleurez pas tant
Car vous serez mariée

Mariée à un riche marchand
Revendeur de pommes cuites*

Et qui vous mènera à Paris
A cheval sur une bourrique

*ou "revendeur de mort subbite" dans selon les versions
* * * * *

Branle lon la la bouteille

M'en va à la fontaine
Branle lon la la bouteille (bis)
pour pêcher du poisson
la bouteille est bon bon bon bon
pour peicher du poisson
la bouteille est bon garçon

La fontaine est profonde,
Branle lon la la bouteille (bis)
mon pied coula à fond
la bouteille est bon bon bon bon
mon pied coula à fond
la bouteille est bon garçon

Par ici chemin passe
trois cavaliers barons

Que m'donneriez-vous belle
si j'vous tirais du fond?

Tirez, tirez dit-elle,
après-ça nous verrons

Quand la belle fut à terre,
chanta z' une chanson

Mon petit coeur en gage
n'est pas pour un baron

Mais pour un homme de guerre
qui a du poil au menton

* * * * *

Brassons bien partout carré

A Nantes, à Nantes, vient d'arriver (Bis)
A Nantes, à Nantes, vient d'arriver (Bis)
Un beau trois mâts chargé de blé

Au bras d'tribord arrière
Brassons bien partout carré
Nous somm's plein vent arrière.

Au quai d'la Fosse est amarré
Le beau trois-mâts chargé de blé

Joli marin, gentil gabier
Combien vendez-vous lvotre blé ?

Pour vous la bell' c'est à gagner
Par trois nuits de partie carrée

Joli marin, gentil gabier
J'connais pas la partie carrée

La belle, je vous l'apprendrai
Dans un joli grand lit carré

Joli marin, j'voudrais y aller
Dans ton joli trois-mâts carré

La bell', sur le trois-mâts carré
On n'embarqu' pas d'poulies coupées

D'San Francisco à Valparaiso
J'enverrai mon trois-mâts carré

Dans un' tempête il a sombré
Le beau trois-mâts chargé de blé

En talisman d'fidélité
Au quai d'la fosse est exposé


* * * * *

Brave marin

Brave marin revient de guerre, Tout doux.
Tout mal chaussé, tout mal vêtu :
"Brave marin, d'où reviens-tu ? "
Tout doux.

"-Madame, je reviens de guerre, Tout doux.
- Qu'on apporte ici du vin blanc
Que le marin boive en passant ! "
Tout doux.

Brave marin se met à boire, Tout doux.
Se met à boire et à chanter.
Et la belle hôtesse à pleurer.
Tout doux.

"Ah qu'avez-vous la belle l'hôtesse ? Tout doux.
Regrettez-vous votre vin blanc,
Que le marin boit en passant ? "
Tout doux.

"C'est pas mon vin que je regrette. Tout doux.
Mais c'est la mort de mon mari.
Monsieur, vous ressemblez à lui ! "
Tout doux.

"Ah ! Dites-moi, la belle hôtesse, Tout doux.
Vous aviez de lui trois enfants.
Et j'en vois six à présent ! "
Tout doux.

"On m'a écrit de ses nouvelles, Tout doux.
Qu'il était mort et enterré,
Et je me suis remariée. "
Tout doux.

Brave marin vida son verre. Tout doux.
Sans rien dire, tout en pleurant
Il regagna son bâtiment.
Tout doux.

* * * * *

Buvons tous à pleins verres

Buvons tous a plein verre
Oublions nos amours (bis)
Laissons là toutes ces filles
et tous leurs embarras
Elles font les difficiles
Souvent elle le sont pas

Là bas dedans la plaine
La belle va chantant (bis)
Si j’étais auprès d’elle
Je ferais mon badin
Tous seul dans ma chambrette
J’ai le cœur en chagrin

Y’a pas d’chagrin qui tienne
Je m’en vais la trouver (bis)
Si j’étais l’hirondelle
Que je savais voler
Sur votre sein la belle
J’irais m’y reposer

Mon sein n’est pas un arbre
Pour t’y venir poser (bis)
Au jardin mon père
Il y a un oranger
Sur la plus haute branche
Va-t-en t’y reposer

Les chiens de chez mon père
Aboient bien souvent (bis)
Ils disent dans leur langage
Galant tu perd ton temps
Galant tu perd tes peines
A venir si souvent

* * * * *

TOP

C'est dans la ville de la Rochelle...

C'est dans la ville de la Rochelle
belle madeli, madelon, ma lura
il y a trois, madeli, madelon, lura,
trois jolies demoiselles.
Il y a trois jolie demoiselles,
belle madeli, madelon, ma lura,
La plus jeune madeli, madelon, lura,
Elle est la plus belle.

Elle s'habille de soie de dentelles
Ses cheveux pendent jusqu'à terre
Elle ne se coiffe, sans miroir ni peigne
Son galant, il est auprès d'elle.
Oh, ma mie, Je vous trouve belle.
La beauté A quoi nous sert-elle?
C'est d'aller pourrir sous la terre.
Comme aussi Celles qui sont laides
* * * * *

C'est entre nous mes jeunes filles

C'est entre nous mes jeunes filles (bis)
Vous qui voulez malon lonla
Vous qui voulez vous marier

Ne prenez point de ces jeunes hommes (bis)
Ni de ces gars malon lonla
Ni de ces gars sont débauchés
S'en vont le soir à la débauche (bis)
De cabaret malon lonla
De cabaret en cabaret

Et puis le soir quand ils s'ramassent (bis)
Font les malins malon lonla
Le carion à la maison

Galant ou sont elles tes promesses (bis)
Que tu disais malon lonla
Quand tu m'disais faisons l'amour

* * * * *

Cadet Rousselle

Cadet Rousselle a trois maisons (bis)
Qui n'ont ni poutres ni chevrons (bis)
C'est pour loger le hirondelles
Que direz-vous d'Cadet Rousselle.

Ah! Ah! Ah! oui vraiment Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois habits
Deux jaunes et l'autre en papier gris
Il met celui-là quand il gèle
Ou quand il pleut et quand il grêle.

Cadet Rousselle a trois beaux yeux
L'un r'garde à Caen, l'autre à Bayeux
Comme il n'a pas la vue bien nette
Le troisième c'est sa lorgnette.

Cadet Rousselle a une épée
Très longue mais toute rouillée
On dit qu'elle est ni bonne et belle
C'est pour faire peur aux hirondelles.

Cadet Rousselle a trois deniers
C'est pour payer ses créanciers
Quand il a montré ses ressources
Il les resserre dans sa bourse.

Cadet Rousselle a trois gros chiens
L'un court au lièvre l'autre au lapin
L'troisièm' s'enfuit quand on l'appelle
Comm' le chien de Jean de Nivelle.

Cadet Rousselle a trois beaux chats
Qui n'attaquent jamais les rats

Le troisièm' n'a pas de prunelle
Il monte au grenier sans chandelle.

Cadet Rousselle a trois garçons
|: L'un est voleur, l'autre est fripon
Le troisième est un peu ficelle
Il ressemble à Cadet Rousselle.

Cadet Rousselle a marié
Ses trois filles dans trois quartiers
Les deux premièr's ne sont pas belles
La troisièm' n'a pas de cervelle.

Cadet Rousselle ne mourra pas
Car avant de sauter le pas
On dit qu'il apprend l'orthographe,
C'est pour faire son épitaphe.
* * * * *

Celle que j'aime

Celle que j’aime dit souvent
Qu’un ami qui aime, quand on aime comme elle aime,
Celle que j’aime dit souvent
Qu’un ami qui aime, c’est mieux qu’un amant.

L’amour nous mène et nous ramène à demi-pas,
Si c’est moi qui mène où tu m’emmènes
L’amour nous mène et nous ramène à demi-pas,
Si c’est moi qui mène, je vais ou tu vas.

Celle que j’aime dit parfois
Qu’un ami qui aime, quand on aime comme elle aime,
Celle que j’aime dit parfois
Qu’un ami qui aime fais le premier pas

Celle que j’aime hier m’a dit
Qu’un amant qui aime, quand on aime comme elle aime,
Celle que j’aime hier m’a dit
Qu’un amant qui aime, c’est mieux qu’un ami.
* * * * *

Chanj tu

Y'a neuf à dix moutons dans mon village en haut
Y'a neuf à dix moutons dans mon village en bas
Dans mon village en haut
Dans mon village en bas

Et chanj an tu, Madeline, Madeleine
Et chanj an tu Madeline dors tu?

Huit à neuf
Sept à huit
Six à sept
Cinq à six
Quatre à cinq
Trois à quatre
Deux à trois
Un à deux

* * * * *

Chant du Glaive

Chant du glaive de bataille
Cher au dur guerrier
Tu fera plus d’une entaille
Tu fera crier

Tann tann, dire o dire
Boit le sang et mord la chaire
Tu vas resplendir
Glaive rouge éclair

Chant du glaive des ancêtres,
qui répands l’effroi
Nous n’aurons jamais de maître,
seul le glaive est roi

Tann tann, dire o dire
L'aigle arrive, il a du flair
Tu vas resplendir
Glaive rouge éclair

Chant du glaive qui protège
Ceux que nous aimons
Nos forêts, nos champs,
La terre de nos libres monts

Tann tann, dire o dire
Prends ton brusque envol dans l'air
Tu vas resplendir
Glaive rouge éclair

* * * * *

Chanteurs de Sornettes

Nous sommes chanteurs de sornettes
fait pour divertir les passants

Et les fainéants, a tout venant
Nous chantons nos chansonnettes
Laquais, cochers et ouvriers
Tous viennent nous écouter (bis)

Nous savons les plus belles danses
Tant que vous ne saurez compter

Quand vous y viendrez, vous sauterez,
Et vous tomberez mourante,
Souffle coupé, genoux sciés,
Nous serons encore à jouer (bis)

* * * * *

Chantons pour passer le temps

Chantons pour passer le temps
Les amours passés d'une belle fille
Chantons pour passer le temps
Les amours passés d'une fille de quinze ans
Aussitôt qu'elle fut promise
Aussitôt elle changea de mise
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du navire
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du bateau

Le capitaine du batiment
D'avoir à son bord un si beau jeune homme
Le capitaine du batiment
Le fit monter sur l'gaillard d'avant
Beau matelot , ton joli visage
Tes beaux yeux , ton joli corsage
Me font toujours me rappeler
Mes amours passés avec une belle
Me font toujours me rappeler
A une beaute du port de Lorient

Mon capitaine assurément
Vous me badinez , vous me faites rire
Je n'ai ni frères ni parents
Et ne suis pas né au port de Lorient
Je suis né à la Martinique
Je suis même un enfant unique
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarqué au port de Dunquerque
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarqué au port de Calais

Ayant navigué sept ans
Sur le même bateau sans se reconnaitre
Ayant navigué sept ans
Se sont reconnus au débarquement
Puisqu'ici l'amour nous rassemble
Nous allons nous marier ensemble
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira pour notre ménage
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira pour nous marier

Celui qu'a fait la chanson
C'est le gars CAMUS ,gabier de misaine
Celui qu'a fait la chanson
C'est le gars CAMUS ,gabier d'artimon
Oh matelot hisse la grande voile
Au cabestan , que tout le monde y soit
Et vire , et vire vire donc
Sinon t'auras pas d'vin dans ta gamelle
Et vire , vire vire donc
Sinon t'auras pas d' vin dans ton bidon

* * * * *

Comment vouloir...

Comment vouloir qu'une personne chante
Quand elle n'a pas son coeur en liberté ?
Laissez chanter ceux que l'amour contente
Et laissez-moi, et laissez moi dans mon malheur pleurer. (bis)

Pleurez, mes yeux, pleurez mon sort funeste.
J'ai tout perdu en perdant mon amie.
Cruel destin, prenez ce qui me reste,
Et rendez-moi ce que vous m'avez pris ! (bis)

Prenez mon cœur et donnez-moi le vôtre :
Il est à vous, je ne prétends plus rien;
Mais si j'apprends que vous aimez un autre,
Tout aussitôt je reprendrai le mien.

J'avais juré de n'aimer qu'une fille.
J'avais juré de la toujours aimer
Quand je la vois, je passe mon martyre;
Quand je la vois, je passe ma pitié. (bis)

Que faudra-t-il, belle amie, pour vous plaire
Faut-il mon sang ? Il est prêt à couler.
Mais si mon sang ne peut vous satisfaire
Faut-il ma mort ? Vous n'avez qu'à parler ! (bis)

Après la mort vous pleurerez, je jure.
Vous m'aimerez, ce ne sera plus temps.
Vous marcherez dessus ma sépulture
En regrettant le plus fidèle amant. (bis)
* * * * *

Compagnons qui roulez en provence

vous autres compagnons qui roulez en provence
arrachez vous les dents et n’ayez pas de panse
bons bras pleins de courage bon corps pour travailler
faire beaucoup d’ouvrage et jamais rien gagner

ces maudits provençaux sont pires que le diable
nous font boire de l’eau et coucher à l’étable
mais les draps qu’ils nous donnent mon dieu qu’ils sont donc gros
ils ont servi de voiles à tous leurs vieux bateaux

ces maudits provençaux si dans mon pays passent
je leur casse les os et brise leur carcasse
de la peau de leur râble j’en ferai un tambour
pour appeler le diable qu’il vienne à leur secours

dans la chambre d’en haut la dame dit au maître
compagnon mange trop il nous ruine peut-être
il entend ces paroles le compagnon d’en bas
mais point ne se désole car bientôt s’en ira

le printemps va bientôt fleurir de violettes
alors bons provençaux ça sera jour de fête
et dans son coeur il pense quand printemps fleurira
fleurs de toutes nuances compagnon partira

dès le printemps venu tout rempli de fleurettes
donnez ce qui m’est dû car je veux partir maître
dans ta baraque infâme je ne veux plus loger
mais j’emmène ta femme pour me dédommager
* * * * *

Comprenez-vous?

Si vous vous contentiez, madame
De rendre le roi fou de vous,
L’amour étant l’affaire des femmes,
Nous n’en aurions aucun couroux,
Comprenez-vous ?
Mais depuis quelque temps, Marquise,
Vous voulez gouverner en tout ;
Laisser-moi dire avec franchise
Que ce n’est pas de notre goût,
Comprenez-vous ?

Que vous nommiez deux éminences
Et des abbés tous votre saoul,
Que vous regentiez les finances,
Apres tout le soldat s’en fout,
Comprenez-vous ?
Mais quand vous nommez pour la guerre
Certains général archifou
Il est normal que le militaire
Vienne un peu vous chercher des poux,
Comprenez vous ?

Parce qu’un beau soir, à Versailles,
Vous avez joué les touche-à-tout,
Nous avons perdu la bataille
Et moi je n’ai plus qu’un genou
Comprenez vous ?
Je ne suis pas méchant, Marquise,
Mais vous savez j’aimais beaucoup
Tous ces amis qui sous la bise,
Ce soir ne craignent plus le loup,
Comprenez vous ?

Je l’aimais bien mon capitaine :
Il est tombé percé de coups ;
C’était un bon gars de Touraine,
Il ne rira plus avec nous,
Comprenez vous ?
Tous ces amis, chereMarquise,
Seraient aujourd’hui parmis nous
Si vous n’aviez nommé Soubise,
Cet incapable ! Ce filou !
Comprenez vous ?

Ar ce n’est pas un jeu la guerre,
Madame, il s’en faut de beaucoup !
On peut y perdre, comme mon frère,
Ses entrailles sur les cailloux,
Comprenez vous ?
Mais je ne fais pas de manière,
Et si je pleure devant vous
C’est que mon père est dans la terre
Et que ma sœur n’a plus d’époux,
Comprenez vous ?

Du sang de mes chers camarades,
Un ruisseau rougit tout à coup ;
Aucun poisson ne fut malade,
Car les poissons avalent tout
Comprenez vous ?
Mais quand nous n’aurons plus de larmes,
Quand nous seront a bout de tout,
Nous sauront bien à qui, Madame,
Il nous faudra tordre le coup,
Comprenez vous ?
* * * * *

Corps mort

À quoi ça sert-il de tant plaire
À quoi ça sert-il d'être aimer
Voilà mon camarade à terre
Il a la vie toute étirée
Car il est mort le pauvre corps
Pour le réveiller trinquons la bouteille

Corps mort dors-tu ?
T'en iras-tu sans prendre un verre ?
T'en iras-tu sans boire ? (bis)

Beau médecin belle médecine
Venez donc lui tâter le pouls
Vous le verrez bien à sa mine
S'il est mort ou bien s'il est saoûl
Car il est mort le pauvre corps
Pour le réveiller trinquons la bouteille

Mais tu t'en vas dans l'autre monde
Là où il n'y a point de cabarets
Là où il n'u a ni brunes ni blondes
Pour te verser ton vin clairet
Car il est mort le pauvre corps
Pour le réveiller trinquons la bouteille
* * * * *

Coucher tard, levé matin...

Le dimanche faut aller à la messe
Et le lundi il faut semer le grain (bis)

Refrain:
Couché tard levé matin
C'est pas ça qui fait du bien
De l'eau fraîche et du pain vieux
Ça ne rend pas vigoureux

Le lundi il faut semer le grain
Et le mardi faut aller faire les foins (bis)
Le mercredi faut aller battre le grain
Le jeudi on le porte au moulin
Le vendredi il faut faire cuire le pain
Le samedi on a bien mal aux reins
Mais on r’commence ainsi le lendemain

* * * * *

Cuncti simus concanentes

Refrain:
Cuncti simus concanentes: Ave Maria. (bis)

Virgo sola existente en affuit angelus;
Gabnel est appellatus atque missus celitus.
Clara facieque dixit: Ave Maria.

Clara facieque dixit, audite, karissimi.
En concipies, Maria, Ave Maria.

En concipies, Maria, audite karissimi.
Pariesque filium, Ave Maria.

Pariesque tilium, audite, kanssimi.
Vocabis eum Ihesum, Ave Maria.

* * * * *

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Dame Lombarde

" Allons au bois, charmante brune,
allons au bois;
Nous trouverons le serpent verde,
nous le tuerons.

Dans une pinte de vin rouge
nous le mettrons;
Quand ton mari viendra de chasse,
grand soif aura.

— Tirez du vin, charmante brune,
tirez du vin !
— Oh, par ma foi, mon amant Pierre,
n'y a de tiré. »

L'enfant du brés jamais ne parle,
a bien parlé
« Ne buvez pas de ça, mon père,
car vous mourrez !

— Buvez-le vous, charmante brune,
buvez-le vous.
— Ah, par ma foi, mon amant Pierre,
n'a point de soif; »

Elle n'a pas bu demi-verre,
s'est renversée;
Elle n'a pas bu le plein verre,
a trépassé :

* * * * *

Déjà mal mariée

Mon père m'a mariée
à un tailleur de pierre. (bis)
Le lendemain de mes noces
m'envoie à la carrière - la!

Refrain:
Déjà mal mariée déjà,
Déjà mal mariée - hé! (bis)

Le lendemain de mes noces,
m'envoie à la carrière; (bis)
et j'ai trempé mon pain
dans le jus de la pierre - la!

J'ai du trempé mon pain
dans le jus de la pierre.
Par là, vint à passer,
le curé du village
"Bonjour, monsieur l'curé,
j'ai deux mots a vous dire!
Hier m'avez fait femme,
aujourd'hui faites-moi fille."
"De fille, je peux faire femme,
de femme ne fais point fille! "

* * * * *

Dessous le rosier blanc...

Dessous le rosier blanc
La belle s'y promène (bis)
Blanche comme la neige
Belle comme le jour
Ce sont trois jeun's capitaines
Tous trois lui font la cour (bis)

Le plus jeune des trois
La prend dans sa main blanche
- montez, montez la belle
Sur mon grand cheval gris
A la vill' j'vous emmène
Dans une hôtellerie

A l'heure du souper
La table était mise
- Mangez, mangez la belle
Soignez votre appétit
Avec un capitaine
Vous passerez la nuit

A l'heure du coucher
La belle tomba morte
- Sonnez, sonnez trompettes
Tambours du régiment
Puisque ma mignonne est morte
A l'âge de quinze ans

Où l'enterrerons nous,
cette belle princesse?
Dans le jardin de son père,
sous le rosier fleuri
ferons dire des prières,
qu'elle aille en paradis

Trois ou quatre jours après,
son père s'y promène
Ouvrez, ouvrez la porte
mon père si vous m'aimez!
trois jour j'ai fait la morte
pour mon honneur garder

* * * * *

Dondaine la ridaine

Par un dimanche au soir m'en allant promener (bis)
J'ai rencontré la belle je lui ai demandé

refrain
Dondaine la ridaine, ma ta patte alimatou
Ma tante alou, malimatou
Ma ta patte alimatou, ma tante alou, laridé

Je lui ai demandé si elle était à marier

non répondit-elle:"pas avec un cordonnier"

Car avec son alène, il pourrait me piquer

Maudit soit mon métier et celui qui le fait Car sans ce metier là, je serais marié

Avec la plus belle fille qu'avait dans le quartier

Elle a des sourcils d'or et des cheveux bouclés

Pis d'autr'choses aussi que j'peux pas vous nommer.
* * * * *

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En passant la rivière...

En passant la rivière,
j'ai perdu mes gants, maman!
En passant la rivière,
j'ai perdu mes gants! (bis)

Mes gants, mes deux jarretières,
Et mon p'tit panier blanc, maman,
Mes gants, mes deux jarretières,
Et mon p'tit panier blanc.(bis)

Les gars des mon village
m'les ont rapportés, maman,
Les gars des mon village
m'les ont rapportés (bis)

Il n'y a que mon pucelage,
qu'ils n'ont pas retrouvés, maman
Il n'y a que mon pucelage,
qu'ils n'ont pas retrouvés (bis)

* * * * *

En passant par la Lorraine

En passant par la Lorraine, avec mes sabots (bis)
Rencontrait trois capitaines
Avec mes sabots dondaine Oh oh oh
Avec mes sabots.

Rencontrait trois capitaines, avec mes sabots
Ils m'ont appelé vilaine,
Avec mes sabots mondaine Oh oh oh
Avec mes sabots.

Je ne suis pas si vilaine...

Puisque le fils du roi m'aime...


* * * * *

En passant par la Lorraine (2)

En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots digue digue dondaine
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Nous irons danser
Rencontrait trois capitaines
Avec mes sabots digue digue dondaine
Rencontrait trois capitaines
Avec mes sabots digue digue dondé

Rencontrait trois capitaines,
Avec mes sabots digue digue dondaine
Rencontrait trois capitaines,
Avec mes sabots,
Nous irons danser
Ils m'ont appelé vilaine
Avec mes sabots digue digue dondaine
Ils m'ont appelé vilaine
Avec mes sabots digue digue dondé

Je ne suis pas si vilaine...

Puisque le fils du roi m'aime...

Il m'a donné pour étrennes...

Un bouquet de marjolaine...

S'il fleurit, je serai reine...

S'il y meurt, je perds ma peine...


* * * * *

Encore un verre à vider

Encore un verre à vider, encore une bouteille à partager

Pas moyen d's'arreter pour respirer,
Pas moyen d's'arreter pour vivre

Encore une chanson nouvelle, qui s'envol'ra comme une hirondelle.
Encore une année qui passe, encore un tas d'photos qui s'effacent.
Encore un amour perdu, encore un sourire qui a fondu.
Encore un corps caressé, encore un ptit coeur qui va s'casser
Encore un train qui s'enva, encore un silence qui reste là
Encore un verre à vider, encore une bouteille à partager
Encore une chanson nouvelle, qui s'envol'ra comme une hirondelle.
* * * * *

Gentil coquelicot

J'suis descendu dans mon jardin, (bis)
Pour y cueillir du romarin.

Refrain:
Gentil coqu'licot, mesdames
Gentil coqu'licot nouveau.

Pour y cueillir du romarin, (bis)
J'n'en avais pas cueilli trois brins ;

J'n'en avais pas cueilli trois brins, (bis)
Qu'un rossignol vint sur ma main ;

Qu'un rossignol vint sur ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin ;

Il me dit trois mots en latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien ;

Que les hommes ne valent rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins ;

Et les garçons encor bien moins, (bis)
Des dames il ne me dit rien ;

Des dames il ne me dit rien, (bis)
Mais des d'moisell's beaucoup de bien ;

* * * * *

Guerre, guerre...

Après sept années de guerre
Sept années de bâtiment.(bis)
Je reviens de Grande Terre
Je reviens à Lorient.
Je reviens de Grande Terre
Guerre guerre, vent devant.

J'ai passé des nuits entières
Debout au gaillard d'avant.
Sous bon vent sous vent contraire
Sous la brise et les brisants.
Sous bon vent souvent contraire
Guerre guerre, vent devant.

Voyez mon sac de misère
Lourd de poux, vide d'argent.
Allez dire au capitaine
J'ai obéi trop souvent.
Allez dire au capitaine
Guerre guerre, vent devant.

Bonjour m'amie qui m'est chère
Revoilà ton cher aimant.
Je suis las de trop de guerre
Sans voir grandir mes enfants.
Je suis las de trop de guerre
Guerre guerre, vent devant.

J'ai reçu tes mille lettres
Par le rossignol chantant.
Je t'écrivais moins peut-être
Je t'envoyais des rubans.
Je t'écrivais moins peut-être
Guerre guerre, vent devant.

Mes amis, plus que naguère
Vous me verrez bien souvent.
Après tant d'années de guerre
J'aurai tant et tant de temps.
Après tant d'années de guerre
Guerre guerre, vent devant.

De Lorient à Grande Terre
Vent arrière, vent avant.
Les fleurs d'hiver étaient belles
Elles annoncaient le printemps.
Les fleurs d'hiver étaient belles
Guerre guerre, vent devant.
* * * * *

Helas madame

Helas madame, celle que j’ayme tant:
Souffrez que soye vostre humble servant;
Vostre humble servant je serays a toujours
Et tant que je viv’ray aultr’ n’aymeray que vous.

Hellas, beau sire, vous estez bel et bon,
Sage et courtoys et de noble maison,
Et aussi bon que l’on scairoit finer,
Mais cil que j’ayme, ne scairoye oublier.

Hellas, ma dame, pences en vostre cas:
Entre nous deulx ne fault point d’avocatz.
Certes non pas, et vous le scavez bien.
Allez vous en, car vous ne faictez rien.

Mon cueur souspire et se plaint tendrement,
Quant il ne peult trouver allegement.
Ne scay comment on me veult dechasser;
S’il est ainsi, j’ayray ailleurs chasser.

Hellas, ma dame, et n’en seray-je point?
Certes beau sire, je ne le vous dis point.
Servez a point: il vous sera mery.
Hellas, ma dame, de bon cueur vous mercy


* * * * *

Hélas pourquoi....

Par un matin s’est levée la petite Janneton (bis)
Elle a prit sa faucillette pour aller couper du jonc

Hélas pourquoi s’endormit’elle la petite Janneton (bis)

Elle a pris sa faucillette pour aller couper du jonc (bis)
Et quand son fagot fut fait, s’endormit sur le gazon

Par son chemin sont passés trois jeunes et beaux garçons

Le premier la regarda d’une tant bonne façon

Le second fut plus hardi, mit la main sous le menton

Ce que fit le troisième n’est pas dit dans la chanson

C’est à vous mesdemoiselles d’en deviner la raison


* * * * *

Hourra, les filles...

Hourra les filles à 5 deniers ! (bis)
A 5 deniers, les filles en sont
Tirons les garçons, sur les avirons (bis)

Hourra les filles à 4 deniers ! (bis)
A 4 deniers, les filles en sont
Tirons les garçons, sur les avirons (bis)

3, 2, 1, pas

* * * * *

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Ich was ein chint

Ich was ein chint so wolgetan,
virgo dum florebam
do brist mich div werlt al,
omnibus placebam.

Refrain:
Hoy et oe
maledicantur thylie
iuxta viam posite.

Da wolde ih an die wisen gan,
flores adunare,
do wolde mich ein ungetan
ibi deflorare.

Er nam mich bi der wizen hant,
sed non indecenter,
er wist mich div wise lanch
valde fraudulenter.

Er grait mir an daz wize gewant
valde indecenter
er fûrte mih bi der hant
multum violenter.

Er sprach: „vrowe ge wir baz!
nemus est remotum"
dirre wech der habe haz!
planxi et hoc totum.

Iz stat ein linde wolgetan
non procul a via
da hab ich mine herphe lan,
timpanum cum Iyra.

Do er zu der linden chom,
dixit: sedeamus,"
- div minne twanch sêre den man -
ludum faciamus!"

Er graif mir an den wizen lip,
non absque timore
er sprah:ich mache dich ein wip,
dulcis es cum ore!"

Er warf mir uof daz hemdelin
corpore detecta
er rante mir in daz purgelin
cuspide erecta.

Er nam den chocher unde den bogen
bene venabatur
der selbe hete mich betrogen
ludus compleatur.

* * * * *

Il était un petit navire

Il était un petit navire,
Qui n'avait ja. . . ja. . . jamais navigué. Ohé! Ohé!
Il entreprit un long voyage
Sur la Mer Mé. . . Mé. . . Méditerranée. Ohé! Ohé!
Au bout de cinq ou six semaines,
Les vivres vin. . . vin. . . vinrent à manquer Ohé! Ohé!
On tira z' à la courte paille,
Pour savoir qui. . . qui. . . qui serait mangé Ohé! Ohé!
Le sort tomba sur le plus jeune,
C'est donc lui qui, qui, qui fut désigné. Ohé! Ohé!
On cherche alors à quelle sauce
Le pauvre enfant. . . fant. . . fant. . . serait mangé Ohé! Ohé!
L'un voulait qu'on le mit à frire,
L'autre voulait. . . lait. . . lait le fricasser, Ohé! Ohé!
Pendant qu'ainsi l'on délibère,
Il monta sur, sur, sur le grand hunier.Ohé! Ohé!
Il fit au ciel une prière,
Interrogeant. . . geant. . . geant l'immensitéOhé! Ohé!
Mais regardant la mer entière,
Il vit des flots, flots, flots de tous côtés. Ohé! Ohé!
O Sainte Vierge, ô ma patronne,
Cria le pau. . . pau. . . pauvre infortuné. Ohé! Ohé!
Si j'ai péché, vite pardonne;
Empêche-les. . . les. . . les de me manger. Ohé! Ohé!
Au même instant un grand miracle
Pour l'enfant fut. . . fut. . . fut réalisé Ohé! Ohé!
Des p'tits poissons dans le navire
Sautèrent par. . . par. . . par plusieurs milliers. Ohé! Ohé!
On les prit, on les mit à frire,
Le jeune mous. . . mous. . . mousse fut sauvé. Ohé! Ohé!
Si cette histoire vous amuse,
Je vais vous la. . . la. . . la recommencer. Ohé! Ohé!

* * * * *

Ils sont partis...

Ils sont partis à pied, à cheval
Par monts et par vaux, par les contrées
Ils sont partis à pied, à cheval
Pour aller enfin conquérir le Graal

Voyez Gauvain à l’armure dorée
Et Lancelot de blanc vêtu
Messire Yvain sur son beau destrier
Et Perceval à la grande vertu

Le roi Arthur les avait dépêchés
Aux quatre coins de l’univers
Guerriers parfaits, exempts de tout péché
Contre le mal enfin croisaient le fer

Après des mois de combat, des années
De solitude, de désespoir
Galaad enfin, brandissant son épée
De vérité, a déchiré le voile


* * * * *

J'ai fait un rêve

J'ai fait un rêve, cette nuit là, (bis)
Un rêve de misère. (bis)

Que j'étais dans mon lit couché,(bis)
Auprès de ma maîtresse.(bis)

À mon réveil, rien n's'y trouva,(bis)
Qu'un oreiller de plume.(bis)

Par la fenêtre j'ai regardé,(bis)
du côté de la mer.(bis)

J'ai avisé un grand bateau,(bis)
un grand navire de guerre.(bis)

Les matelots qui sont dedans,(bis)
Ont chacun leur maîtresse.(bis)

La mienne à moi n'y est pourtant pas,(bis)
Je crois qu'elle est sur terre.(bis)

J'irais pourtant la voir ce soir,(bis)
Au clair de la chandelle.(bis)

Je lui port'rai un beau bouquet,(bis)
Un beau bouquet de roses.(bis)
* * * * *

J'aurai le vin...

Par un beau matin je me suis levé (bis)
Dans mon joli jardin j'ai été

J'aurai le vin le verre et la bouteille,
J'aurai le vin le verre à la main (bis)

Dans mon joli jardin j'ai été (bis)
C'était pour cueillir du raisin

J'en n'avais pas cueilli trois grains

Qu'un gros corbeau à moi s'en vient

Me dit trois mots en latin

Qu'un vin claret m'ferait du bien

Moi qui ne sait pas le latin

Ces quelques mots j'les compris bien
* * * * *

J'entends le loup, le renard et la belette

C'est dans dix ans je m'en irai
J'entends le loup et le renard chanter

J'entends le loup, le renard et la belette
J'entends le loup et le renard chanter

L'hiver viendra, les gars, l'hiver viendra
La jument de Michao, elle s'en repentira

La jument de Michao et son petit poulain
Sont passés dans le champ ont mangé tout le foin

Neuf ans, huit ans, sept ans, six ans, cinq ans, quatre ans, trois ans, deux ans, un an ...
* * * * *

J'entends le moulin

Mon père a fait bâtir maison
J'entends le moulin taque (bis)
L'a fait bâtir à trois pignons
Tique, tique, tique, taque.

Refrain:
J'entends le moulin Tique, tique, taque
J'entends le moulin, taque.

Sont trois charpentiers qui la font,
Mais le plus jeun', c'est mon mignon,

Qu'apportes-tu, mon p'tit fripon?
C'est un pâté de trois pigeons

Asseyons-nous et le mangeons
En s'asseyant, il fit un bond

En s'asseyant, il fit un bond
Qui fit trembler mer et poissons

Qui fit trembler mer et poissons,
Et les cailloux qui sont au fond


* * * * *

Je cause et je cause

M’en revenant de noces
J’étais bien fatigué (bis)
J’ai coupé une branche,
Pour m’aider à marcher

Refrain :
En amour, je cause et je cause
En amour je cause toujours

En coupant cette branche
La main me suis blessée

A la claire fontaine,
la main me suis lavé

A la branche du chêne,
Je me suis essuyée

Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait

Chante rossignole chante,
Toi qui as le cœur gai

Le mien n’est pas de même
Mon amie m’a quitté

Pour un bouton de rose
Que je lui refusé

Au milieu de la rose
mon cœur est enchaîné

Il n’y a serrurier en France
Qui puisse le délivrer

Hormis celle que j’aime
Qui en a pris la clef

* * * * *

Je me suis fait habiller de plumes

Je me suis fait habiller de plumes,
Pour gagner ma vie à chanter;
Mon habi'ment fait espérer
Que j'y gagnerais ma fortune;
J'étais réjoui dans mon cœur
D'avoir un habit d'une aussi bell' couleur.

M'y promenant dans un vert bocage,
Là j'ai manqué d'être tué.
Par un chasseur mal avisé;
M'a pris pour un oiseau sauvage;
J'aurais voulu pour ça, sais-tu,
Que mon habit de plum' aurait été perdu.

* * * * *

Je n'ai plus que 10 ans à rouler ma jeunesse...

Je n'ai plus que 10 ans
Pour rouler ma jeunesse
Ah si l'envie m'y prends
D'aller voir ma maitresse

Nous irons tous les deux,
Lison, ma Lisette,
Nous irons tous les deux
Faire nos amourettes

9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
* * * * *

Je ne veux pas...

Je voudrais bien me marier (bis)
Mais j'ai grand' peur de me tromper (bis)
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, malurette
Ils sont si malhonnnêtes, maluron, maluré.

Je ne veux pas d'un colporteur
|: Rarement ils se font honneur
Emportent la cassette,…

Pour un notaire je n'en veux pas
Car ils passent trop de contrats
Embrassent les fillettes,…

Je ne veux pas d'un médecin
Ils ont toujours pilule en main
Des prises et des lancettes, …

Je ne veux pas d'un avocat
Car ils aiment trop les ducats
Ont trop de margoulette,…

Je ne veux pas d'un officier
Ils marchent toujours à pas carré
à la guerre ils s'apprêtent, …

Je ne veux pas d'un cordonnier
Car ce sont les plus mal chaussés
Pour eux lundi est fête, …

Mais je voudrais d'un habitant
On peut passer sa vie aux champs
Et rouler la charette, …
* * * * *

Je regrette non de non !

Mon père a fait bâtir maison, je regrette non de non ! (bis)

Refrain:
Je regrette non de non ! mes vingt ans qui s'en vont
Je regrette non de d'là, le bon temps qui s'en va !

Par quatre-vingt-dix-neuf maçons

Le plus jeune vint amoureux d'moi,

Mais non tu n'm'auras pas maçon,

Tu salirais mon blanc jupon,

Avec ta truelle de maçon,

Lors adieu donc tous les maçons,


* * * * *

Je veux veux un boulanger, maman....

Je veux un boulanger maman
Je le veux et je l'aurais (bis)

Mais hélas quand j'y pense
Tant de pains à peser
Ca me fait de la peine
A m'y accoutumer (bis)
* * * * *

Je voudrais être mariée

Je voudrais être mariée, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle mariée, elle va toujours aux champs.

Adieu nos amourettes, adieu donc pour longtemps!

Je voudrais être enceinte j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle enceinte, elle va toujours aux champs.

Je voudrais être accouchée j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle accouchée, elle va toujours aux champs.

Je voudrais être vieille, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà belle vieille, elle va toujours aux champs.

Je voudrais être morte, j'irais p't'être plus aux champs!
Voilà la belle morte, enterrée dans son champs.


* * * * *

Jean de Nivelle

Jean de Nivelle a trois enfants
Dont il y en a deux marchands.
L'autre escure la vaisselle;

Hay avant, Jean de Nivelle
Hay ! Hay ! Hay avant,
Jean de Nivelle est un galant.

Jean de Nivelle a trois chevaux :
Deux sont toujours par monts et vaux
Et l'autre n'a pas de selle;

Jean de Nivelle a trois beaux chiens :
Il y en a deux vauriens
L'autre fuit quand on l'appelle.

Jean de Nivelle a trois gros chats :
L'un prend souris, et l'autre rats.
L'autre mange la chandelle.

Jean de Nivelle a un valet
s'il n'est ni beau, il n'est pas laid
il accoste une pucelle

Hay, hay hay avant,
Jean de Nivelle est triomphant
* * * * *

Joli coeur de rose

Par un beau clair de lune
Ô, joli coeur de rose, joli coeur de rosier

M’en allant promener
Ô, gué lon la de la rive
M’en allant promener
Joli coeur de rosier

Dans mon chemin rencontre
Ô, joli coeur de rose, joli coeur de rosier

Une jeune fille qui pleurait
Ô, gué lon la de la rive
Une jeune fille qui pleurait
Joli coeur de rosier

“Ah mais qu’avez-vous la belle
Qu’avez vous à pleurer

-Je pleure mon anneau d’or;
Dans la mer est tombé!

-Ne pleurez pas tant la belle,
Je vous le renderai!

A la première plonge
Galant n’a rien trouvé…

A la deuxième plonge,
Galant l’a repéré

A la troisième plonge
Le galant s’est noyé!
* * * * *

Joli mois de mai

Il était trois filles sous un pommier doux, (bis)
Las, dit la première, je crois qu’il fait jour


Refrain :
Joli, mois de mai quand reviendras-tu ? (x4)


Las, dit la deuxième, j’entends le tambour
Las, dit la troisièmes se sont nos amours
Il vont à la ville combattre pour nous
Contre les gens d’armes, qui sont pire que des loups
S’ils gagnent bataille auront nos amours
Qu’ils perdent ou qu’ils gagnent les aimerons toujours
Contre les gens d’armes gagneront un jour

* * * * *

J’ai 10 sous dans ma poche

J’ai 10 sous dans ma poche
et aucune argent (bis)

Et toujours gai gai
Et toujours gaiement
Y’a bien des gens dans mon village
qui n’en ont point tant

9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
* * * * *

J’ai une méchante mère

J’ai une méchante mère madondaine
De bon matin me fait lever madondé (bis)
De bon matin me fait lever (x4)

Elle m’envoi à la fontaine
Avant le soleil levé

Je croyais y être seulette
Mon amant s’y est trouvé

Nous avons tant causé ensemble
Que le soleil s’est levé

Ha que vais-je dire a ma mère
Pour avoir autant tardé

Vous direz a votre mère
Que les eaux étaient troublées

Que les chevaux du roi d’Espagne
Etait venus s’abreuver

Que les oiseaux du voisinage
Etaient venus s’y baigner
* * * * *

J’aime bien la bouteille

Tout en buvant, j’ai perdu ma casquette, (bis)
Et ma casquette de violette

Oh, oh, j’aime bien la bouteille,
Eh, eh, le bon vin du matin.

Tout en buvant j’ai perdu ma cravate (bis)
Ma cravate de soie,
Et ma casquette de violette

Tout en buvant, j’ai perdu ma chemise,
Ma chemise qu’est si fine...

Tout en buvant, j’ai perdu mon gilet,
Mon gilet si bien fait...

Tout en buvant, j’ai perdu mon paletot,
Mon paletot qu’est si chaud...

Tout en buvant j’ai perdu mon caleçon,
Mon caleçon qu’est si long...

Tout en buvant, j’ai perdu ma culotte,
Ma culotte bien commode...

Tout en buvant, j’ai perdu mes chaussettes,
Mes chaussettes si bien faites...

Tout en buvant, j’ai perdu mes souliers,
Mes souliers bien cirés...
* * * * *

J’aime la voir à rire

Saint Barnabé, si vous saviez
Il y a de jolis filles (bis)
Il y en a une par dessus tout
Grand Dieu qu’elle est gentille
Voyez vous

J’aime la voir, lon la tire la
J’aime la voir à rire (bis)

Elle voudrait bien un baiser d’nous
Mais elle n’ose pas le dire

Prenez en un, prenez en deux
Mais ne l’allez pas dire

Car si mon pere l’apprenait
M’en couterais la vie
* * * * *

J’aimons les filles

J’aimons les filles
Et j’aimons le bon vin ! (bis)
De nos bons drilles
Voilà tous le refrain
J’aimons les filles
et j’aimons le bon vin

Plus de soudrilles
Eussent troublé le sein (bis)
De nos familles,
Si l’Ligueux plus humain
Eut aimé les filles,
Eut aimé le bon vin.

* * * * *

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L'anguille

C'étaient la mère et la fille
qui étaient dans un champ glané, (bis)
elles ont trouvé une anguille
dans une gerbe de blé.

Refrain:
Tra la li tra la li tra lon laine,
tra la li tra la li tra-a lon la.

Elles ont trouvé une anguille,
dans une gerbe de blé.
La fille la voulait toute,
la mère en voulait la moitié.

"Nom de Dieu! s'écrie la vieille,
ce procès sera jugé!"

Ah! bonjour, monsieur le juge,
nous sommes venues vous trouver ...

On a trouvé une anguille,
dans une gerbe de blé.

ma fille la voulait toute
et moi j'en voulait la moitié.

"Nom de Dieu! s'écrie le juge,
ce procès sera jugé!

La fille aura toute l'anguille,
la mère: la gerbe de blé!

"Nom de Dieu! s'écrie la vieille,
ce procès est mal jugé,

car vous autres, les jeunes filles,
en avez tant que vous voulez.

tandis qu'à nous, pauvres vieilles,
on n'en donne que par charité."

* * * * *

L'écolier assassin

D’ou reviens-tu mon fils Jacques
D’où reviens-tu cette nuit
Je viens des écoles ma mère
Des écoles de Paris

J’entends la chanson sereine
Du rossignolet joli
Tu as menti là mon drôle
Tu reviens de voir ta mie
Je voudrais la voir morte
Et avoir son coeur ici

Que donneriez-vous ma mère
Si je la faisais mourir
Je donnerais chemise blanche
De l’argent à ton plaisir

Il est allé voir sa belle
Sitôt le soleil levé
En arrivant à sa porte
L’entendit minuit sonner

Il la prend par sa main blanche
Au jardin l’a emmenée
Il a pris sa claire épée
Le p’tit doigt lui a coupé
Ah mon Dieu que de souffrances
Que j’endure cette nuit
Tu en souffriras bien d’autres
avant qu’ la nuit soit finie

Il la couche sur l’épine
Oh qui graine sans fleurir
Lui a pris le coeur du ventre
dans sa chemise il l’a mis

Tenez ma cruelle mère
Voilà le coeur de ma mie
Tu as menti par ta bouche
C’est le coeur d’une brebis

Oh montagnes sur montagnes
Ecrasez-vous sur mon corps
J’ai fait mourir ma maîtresse
Je n’mérite que la mort

* * * * *

L'ivrogne et le pénitent

Le soleil est levé, il ne fait plus si noir
Je ne suis pas plus saoul que j'était hier au soir
Le vin charme la vie et nous fait perdre la raison…

Qui es-tu toi qui va chantant ?
Qui es-tu toi qui soupires ?
Je suis un pénitent qui va pleurant sa vie
Moi je la pleure aussi
Ton destin est pieux ?
Je pleure lorsque le vin me sort par les deux yeux (bis)

Je ne bois que de l'eau
C'est ça qui te rend blême
Je ne fais qu'un seul repas tout le long du carême
Je n'en fais qu'un aussi
Tu fais donc ton devoir
Je commence le matin et je finis le soir (bis)

Je couche sur un grabat
Et moi souvent dans la rue
Un homme dans cet état doit être secouru
Il faut céder à Dieu
c'est le devoir divin !
J'entends quand je suis saoul qu'il faut céder au vin (bis)

J'enseigne à prier Dieu
Et moi, j'enseigne à boire
De ce destin piteux-tu t'en faire gloire
Pourquoi sommes-nous faits ?
Pour mériter les cieux
Et moi pour les gagner, je bois autant que deux (bis)

Pense que tu dois mourir
Je dois mourir à table
De ce destin piteux, tu t’en fais une fable
Je ne crains que la soif
Il faut craindre la mort
Comment craindrais-je, quand je suis saoul je dors (bis)

Mais quand tu seras mort
Parle-moi d'autre chose
On déposera ton corps dans le fond d'une fosse
non! Tu as menti
Où le déposera-t-on ?
Dans le fond d'une cave en travers des flacons (bis)

Ton âme ira au feu
J'essayerai de l'éteindre
Ce feu ne s'éteint pas car il brûle sans cesse
J'emmènerai du vin
Ce vin te brûlera
Mais non, J'en boirai tant qu'il me rafraîchira (bis)

Adieu, ivrogne, adieu !
Adieu vieil hypocrite
Tu t'éloignes de ton Dieu pour suivre ta barrique
Plus cinq cents buveurs
Insensés comme toi
Peut-on les condamner, ils boivent autant que moi (bis)
* * * * *

La belle est au jardin d'amour

La belle est au jardin d'amour
Elle y a passé la semaine
Son père la cherche partout
Et son amant qu'en est en peine
Faut demander à ce berger
S'il a pas vu dedans la plaine
Berger, berger n'as-tu point vu
Passer ici la beauté même ?

Comment est-elle donc vêtue
Est-ce de soie ou bien de laine ?
Elle est vêtue de satin blanc
Dont la doublure est de futaine
Elle est là-bas dans ce vallon
Assise au bord d'une fontaine
Entre ses mains tiens un oiseau
La belle lui conte ses peines

Petit oiseau que t'es heureux
D'être entre les mains de ma belle
Et moi qui suis son amoureux
Je ne puis pas m'approcher d'elle
Faut-il être auprès du ruisseau
Sans pouvoir boire à la fontaine
Buvez, mon cher amant, buvez
Car cette eau-là est souveraine
Faut-il être auprès du rosier
Sans en pouvoir cueillir la rose
Cueillez mon cher amant cueillez
Car c'est pour vous qu'elle est éclose
* * * * *

La belle lisette

Un jour la belle Lisette
badinait au bord d'un ruisseau
un gaillard la trouva gentille
la fit venir dans son vaisseau.

"Si tu voulais charmante blonde
viens avec moi dans mon bateau
tu n'as jamais vu de ta vie
dans mon bateau rien de Si beau

Ah j'irais bien mais je dois craindre
le danger qu'il y a sur les eaux
car la tempête est fort a' craindre
quand on est au milieu de l'eau".

Le vieux marin que l'amour enflamme
fit venir la belle à bord
étant assise sur les cordages
elle a bravé le coup du sort

Elle est embarquée la brunette
aussitôt le vaisseau s' enfuit,
depuis ce temps elle regrette
elle pleure le jour et la nuit.
* * * * *

La blanche biche

Celles qui vont au bois,
c'est la mère et la fille.

La mère va chantant
et la fille soupire :

« Qu' av'vous à soupirer,
ma fille Marguerite?

— J'ai bien grand ire en moi,
et n'ose vous le dire :

Je suis fille le jour
et la nuit blanche biche.

La chasse est après moi,
les barons et les princes,

Et mon frère Renaud
qui est encore bien pire.

Allez, ma mère, allez
bien promptement lui dire

Qu'il arrête ses chiens
jusqu'à demain ressie.

— Où sont tes chiens, Renaud,
et ta chasse gentille?

— Ils sont dedans le bois
à courre blanche biche.

— Arrête-les Renaud,
arrête, je t'en prie! »

Trois fois les a cornés
en son cornet de cuivre;

A la troisième fois,
la blanche biche est prise :

« Mandons le dépouilleur,
qu'il dépouille la biche.»

Celui qui la dépouille
dit : « Je ne sais que dire :

Elle a les cheveux blonds
et le sein d'une fille. »

A tiré son couteau,
en quartiers il l'a mise.

En ont fait un dîner
au baron et aux princes :

« Nous voici tous illec,
faut ma sœur Marguerite.

— Vous n'avez qu'à manger,
suis la première assise :

Ma tête est dans le plat
et mon cœur aux chevilles,

Mon sang est répandu
par toute la cuisine,

Et sur vos noirs charbons,
mes pauvres os y grillent. »

* * * * *

La blanche biche (2)

Là-haut là-haut parmi ces champs Sont la mère et la fille
J’entends la mère qui va chantant La fille qui soupire

Qu’as-tu qu’as-tu à soupirer Marguerite ma fille
Aurais-tu donc le cœur chagrin Parcequ’on te marie

Ma mère j’ai grand peine en moi Que je n’ose vous dire
Car je suis fille le jour Et la nuit blanche biche

Les chiens de vos trois barons Sont toujours à ma suite
Mais celui de mon frère René Est bien encore le pire

Allez allez chère maman A son château lui dire
Que je suis fille le jour Et la nuit blanche biche

Où sont tes chiens René mon fils Tes chiens ta chasserie
Mes chiens sont seuls dedans les bois Chassant la blanche biche

Rappelle tes chiens René mon fils Rappelle-les bien vite
La biche que tu poursuis C’est ta sœur Marguerite

Il prend trois fois son cornet d’or Sa trompette jolie
N’a pas sonné deux fois encore Que la biche était prise

Elle a les cheveux blonds et peignés Et les seins d’une fille
René prend son couteau d’argent En quartiers il l’a mise

Il s’en va dire au cuisinier Ce soir qu’elle soit cuite
Car j’invite pour mon souper Le roi, sa compagnie

Ne furent pas au milieu du repas Où donc est Marguerite
Soupez Messieurs, soupez sans moi J’suis la première assise

Ma jolie tête est dans le plat Et mon cœur aux chevilles
Et mon sang partout répandu Dans toute la cuisine

Entre ces deux plateaux d’or Mes poitrines sont mises
A ces petits crochets d’argent Mon petit corps pendille


* * * * *

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