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cahier de chant

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La grand-mère

Ma grand' mère, un soir à sa fête,
de vin pur ayant bu deux doigts,
nous disait en branlant la tête :
que d' amoureux j' eus autrefois !

Combien je regrette
mon bras si dodu,
ma jambe bien faite,
et le temps perdu !

Quoi ! Maman, vous n' étiez pas sage !
-non vraiment ; et de mes appas
seule à quinze ans j' appris l' usage,
car la nuit je ne dormais pas.

Maman, vous aviez le coeur tendre ?
-oui, si tendre, qu' à dix-sept ans,
Lindor ne se fit pas attendre,
et qu' il n' attendit pas long-temps.

Maman, Lindor savait donc plaire ?
-oui, seul il me plut quatre mois :
mais bientôt j' estimai Valère,
et fis deux heureux à-la-fois.

Quoi ! Maman, deux amants ensemble !
-oui, mais chacun d' eux me trompa.
Plus fine alors qu' il ne vous semble,
j' épousai votre grand-papa.

Maman, que lui dit la famille ?
-rien, mais un mari plus sensé
eût pu connaître à la coquille
que l' oeuf était déja cassé.

Maman, lui fûtes-vous fidèle ?
-oh ! Sur cela je me tais bien.
à moins qu' à lui Dieu ne m' appelle,
mon confesseur n' en saura rien.

Bien tard, maman, vous fûtes veuve ?
-oui ; mais, graces à ma gaîté,
si l' église n' était plus neuve,
le saint n' en fut pas moins fêté.

Comme vous, maman, faut-il faire ?
-eh ! Mes petits-enfants, pourquoi,
quand j' ai fait comme ma grand' mère,
ne feriez-vous pas comme moi ?
* * * * *

La jambe me fait mal

Beaucoup de gens vont en pèlerinage,
Beaucoup de gens s'en vont à Bethléem.
Je veux y aller, j'ai assez de courage,
Je veux y aller, si je peux bien marcher.

La jambe me fait mal,
Boute selle, boute selle,
La jambe me fait mal,
Boute selle à mon cheval.

Tous les bergers étant sur la montagne,
Tous les bergers ont vu un messager,
Qui leur a dit : "Mettez-vous en campagne"
Qui leur a dit : "Noël est arrivé !".

Un gros berger qui fait seul le voyage,
Un gros berger s'en va à petits pas,
S'est retourné au bruit de mes paroles,
S'est retourné, lui ai dit d'm'espérer.

J'ai un roussin qui vole sur la terre,
J'ai un roussin qui mange le chemin.
L'ai acheté d'un ancien de la guerre,
L'ai acheté, le payant cinq écus.
* * * * *

La légende de Saint-Nicolas

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés, tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus.
S'en sont allés chez le boucher :
« Boucher, voudrais-tu nous loger ?

— Entrez, entrez, petits enfants,
Y a de la place, assurément. »
Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p'tits morceaux,
Mis au saloir comme pourceaux.

Saint-Nicolas, au bout d'sept ans,
Vint à passer dedans ce champ;
Il s'en alla chez le boucher :
« Boucher, voudrais-tu me loger ?
— Entrez, entrez, Saint-Nicolas,
De la place il n'en manque pas. »

Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.
On lui apporte du jambon,
Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
On lui apporte du rôti,
Il n'en veut pas, il n'est pas cuit.

« De ce salé, je veux avoir,
Qu'y a sept ans qu'est dans l' saloir. »
Quand le boucher entendit ça
Hors de sa porte il s'enfuya :
« Boucher, boucher, ne t'enfuis pas;
Repens-toi, Dieu t' pardonnera. »

Saint-Nicolas pose trois doigts
Dessus le bord de ce saloir :
« Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint-Nicolas. »
Et le grand saint étend trois doigts,
Les p'tits se relèvent tous les trois.

Le premier dit : « J'ai bien dormi. »
Le second dit : « Et moi aussi. »
Et le troisième répondit :
« Je croyais être en Paradis! »
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs…

* * * * *

La part à Dieu

Salut à la compagnie
De cette maison
Je vous souhaite une bonne année
Du bien à foison
Nous sommes d’un pays étrange
Venus dans ces lieux
Pour vous faire la demande
De la part à Dieu

Si la fève s’y présente
Nous la planterons
Dans un jardin sous un arbre
Nous la metterons
Nous prierons la Sainte Vierge
Jésus les Trois Rois
Qu’ils nous fassent à tous la grâce
Que les puissions voir

* * * * *

La perdriole

Y'a bien 10 ans que j'allais dans ses bois
Pour y chercher la perdix qui volait (bis)
La perdriole, qui va qui vient qui vole
La perdriole qui vole dans ses bois (bis)

10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...
* * * * *

La Pernette

La Pernette se lève,
Lon la, Londérira Londerirette
La Pernette se lève
deux heures d'avant le jour (ter)

Y prend la quenouillette
Avec son petit tour.

A chaque tour de vire
Pousse un soupir d'amour.

Son père lui demande
Pernette qu'avez vous ?

Avez vous mal de tête
Ou bien le mal d'amour ?

N'ai pas le mal de tête
Mais bien le mal d'amour.

Ne pleure pas Pernette
Nous te marierons.

Avec le fils d'un prince
Ou celui d'un baron.

je ne veux pas d'un prince
Ni du fils d'un baron.

je veux mon ami Pierre
Celui qu'est en prison.

Tu n'auras pas ton Pierre
Nous le pendouillerons.

Si vous pendouillez Pierre
Pendouillez moi avec.
* * * * *

la petite hirondelle

Qu’est ce qu’elle a dont fait
la ptite hirondelle ?
Elle nous a volé
trois ptits sacs de blé

Nous la rattraperons
La ptite hirondelle
Et nous lui donnerons
Trois ptits coup d’baton

* * * * *

La surveille de mes noces

La surveille de mes noces
La surveille de mes noces
Ah! Grand Dieu, que la nuit dura!
Mis la tête à la fenêtre,
Vis la lune au coin du bois.

Le point du jour, arrive, arrive
Le joli jour, vive l'amour.

- Hé, bonjour, dame la lune,
Tu n'est donc encor que la!
Je te croyais à six heures,
Et minuit n'arrive pas.

Mais sa mère qu'est aux écoutes.
Elle entend ce discours là.
- Tais-toi donc, petite sotte,
Le bon Dieu te punira.

Quand tu seras dans ton ménage,
Au logis tu resteras.
Ton mari n'y sera guère,
Que pour l'heure des repas.

Tu feras comme font les femmes:
Ton mari tu serviras,
Et quand tu seras trop vieille,
Il se détournera de toi.

Il ira voir la servante
Pendant que tu n'y seras pas
Lui disant les mêmes choses
Qu'il te disait autrefois.

* * * * *

La Tempete

Je m’en vais de par la ville
Pour y faire mes adieux
Mes adieux à toutes les filles
Qui ont pour moi les larmes aux yeux
Ainsi que ma bonne amie
Qui pleure pour son amoureux

Nous sommes cinq frères sous les armes
Tous les cinq bien distingués
Brise barrière et tranche montagne
Traverse mur et sans quartier
Et moi qui me nomme la tempête
Je suis partout renommée

Mon grand-père était gendarme
Mon père était lieutenant
J’ai deux frères dans l’avant-garde
Les deux autres sont au Piémont
Et moi qui me nomme la tempête
Je suis chasseur de renom

Nous auront pour récompense
Quelques boulets de canon
Qui nous brisera la tête
Et qui nous mettra sans façon
Par derrière nos tranchées
Mort de mauvaise façon

Nous auront pour récompense
Quelques boulets de canon
Qui nous brisera la tête
Et qui nous mettra sans façon
Par derrière nos tranchées
Mort de mauvaise façon

* * * * *

La vielle fille

A quinze ans, j’étais gentille, je redoutais les amants
Je faisais la difficile, a présent je m’en repends
Quatorze amant par semaine sont venus me saluer
Un bouquet de marjolaine sont venus me présenter

Je les renvoyais au poste, c’etait mon contentement.
Grand Dieu ! que j’était sotte ! je le vois bien à présent,
Quand je vois toutes ces filles, qui étaient filles de mon temps
Elles ont des hommes tranquilles a leur femme bien complaisants.

Voilà mon front qui se ride, et mes dents toutes ébréchées,
Mes beaux cheveux qui se grises, cela m’y casse le nez
J’ai beau porter la dentelle et souvent changer d’habits
Les amants ils me délaissent, me voici fille pour la vie

Adieu les plaisirs du monde, je m’en vais au couvent ! (bis)
Enfermée avec les nonnes, dans un lieu étroitement
* * * * *

La vierge à la fontaine

À la claire fontaine
Douce Vierge Marie
À la claire fontaine
Claire comme de l'air
Claire comme de l'air

Trois pigeons blancs s'y baignent
Douce Vierge Marie
Trois pigeons blancs s'y baignent
Le soir comme matin
Le soir comme matin

La Dame qui les soigne
Douce Vierge Marie
La Dame qui les soigne
N'est point de ce pays
N'est point de ce pays

On dit que c'est la mère
Douce Vierge Marie
On dit que c'est la mère
Du Seigneur Jésus-Christ
Du Seigneur Jésus-Christ

* * * * *

Laisser faire

Rossignol du bois sauvage,
Messager des amoureux,
Viens, porte-moi cette lettre
À ma tant jolie maîtresse
Sur son lit couvert de fleurs.

Rossignol prend sa volée
Au château d’amour s’en va.
Sur le sein blanc de la belle
Chante une chanson nouvelle,
Et la belle, elle s'éveilla.

Qui sont ces méchantes langues
Qui sur moi font des chansons?
- Ce sont vos amis, la belle,
Qui font des chansons nouvelles
Sur vos premières amours.

Refrain :
Il faut laisser faire et il faut laisser dire,
Il faut bien laisser chanter qui voudra,
Car la fleur de jalousie,
Elle restera toujours fleurie.
J'aimerai qui m'aimera.

La belle, je m'en vais dimanche,
Je n'emporte rien de toi.
Donne-moi pour assurance
Un bouquet de souvenance
Pour me faire penser à toi.

Pour des gages d'assurance
Je t'en ai bien trop donné.
Je t'y ai donné ma rose,
La plus belle de toutes les roses
Qu'il y avait sur mon rosier.

Refrain

Ta rose, elle est bien chère.
Qu'elle m'a coûté d'argent!
Je t'ai donné double à double,
Encore une fois le double,
La monnaie de six cents francs.

- Six cents francs, c'est pas grand-chose
Après mon honneur perdu,
Mon honneur et ma jeunesse.
Cherchez une autre maîtresse,
Mais pour moi, n'y pensez plus!

Refrain

* * * * *



TOP

Landry

A Landry petit village,
y a des filles à marier (bis)
Y a des filles à marier dans la misère
Qui voudraient s'y marier, mais comment faire.

- Oh ma mère ma bonne mère,
mes beaux jours s'en vont courant (bis)
Mes beaux jours s'en vont courant, c'est bien dommage
Sans avoir aucun amant dans le village.

Oh ma fille prends patience,
les amants ne manquent pas
Les amants ne manquent pas dans le village (bis)
Qui viendront te demander en mariage.

Oh ma mère ma bonne mère,
par quels chemins passeront-ils (bis)
Les chemins sont si étroits et si rebelles
Qu'is se casseront le nez et la cervelle.

Les filles se sont rassemblées,
à la ville elles sont allées (bis)
Elles ont acheté des rubans et des dentelles
Aussi des mouchoirs à la mode nouvelle.

* * * * *

Laudemus Virginem

Laudemus Virginem, Mater est,
Et ejus Filius, lhesus est.
Plangamus scelera, acriter
Sperantes in lhesum, jugiter.

* * * * *

Le beau Robert

ne saurait-on trouver
un messager en france
qui s'en voudrait aller
au jardin de plaisance
dire à Robert
Robert, le beau Robert
que la brunette se mourait

Je suis Robert
Robert, le beau Robert
que la brunette tant aimait

et quand Robert ouït
les certaines nouvelles
il a bridé grison
et lui a mis la selle
frappit trois coups
des éperons jolis
pour la brunette secourir

et quant Robert y fut
au milieu de la ville
il a ouï chanter
l'alouette jolie
qui dans son chant
son joli chant disait
que la brunette guérissait

et quant Robert y fut
au milieu de la chambre
il avait oublié toutes ses contenances
il fit trois tours
trois tours autour du lit
pour la brunette réjouie

brunette, suis
brunette, parlez à moi
mon coeur mourra
s'il ne vous voit
* * * * *

Le bouvier

Quand le bouvier revient du labour (bis)
Plante son aiguillage (bis)

Trouve sa femme au coin du feu (bis)
Sa robe dégraffée(bis)

- Si t 'es malade dis le moi (bis)
Je te ferai la soupe (bis)

Avec un rave, avec un chou (bis)
Une alouette maigre (bis)

- Quand je s'rais morte, enterrez-moi (bis)
Tout au fond de la mare (bis)

Les pieds tournés vers l'abreuvoir(bis)
La tête sous la source (bis)

- Les pèlerins qui passeront (bis)
Boiront l 'eau de la source(bis)

Ils diront celle qui est morte ici (bis)
C'est cette pauvre Jeanne (bis)

Elle est allée au paradis (bis)
Toute seule avec ses chèvres

* * * * *

Le chant des livrées

- Ouvrez, ouvrez la porte, Nanette ma jolie,
J'ai un beau foulard à vous présenter,
Ouvrez-moi la porte et laissez-moi rentrer.

Refrain: - Mon père est en chagrin,
Ma mère en grande tristesse
Et moi je suis fille de trop grand merci
Pour ouvrir ma porte à cette heure-ici.

- Ouvrez, ouvrez la porte, Nanette ma jolie,
J'ai un beau mouchoir à vous présenter,
Ouvrez-moi la porte et laissez-moi rentrer.

Ouvrez, ouvrez la porte, Nanette ma jolie,
J'ai une belle croix à vous présenter
Ouvrez-moi la porte et laissez-moi rentrer.

Ouvrez, ouvrez la porte, Nanette ma jolie,
J'ai un beau mari à vous présenter
Ouvrez-moi la porte et laissez-moi rentrer.

- Mon père est en chagrin
Ma mère en grande tristesse
Et moi je suis fille de bien grand merci
Mais j'ouvrirais ma porte pour ce beau mari .

* * * * *

Le galant indiscret

De bon matin j'me suis levé,
Au chant de l'alouette;
Dans mon chemin rencontre
Un garçon allemand
Qui allait voir sa blonde,
A la rigueur du temps. (bis)

— Où t'en vas-tu ? D'où reviens-tu ?
Voilà minuit qui sonne.
— Je vas voir ma maîtresse,
Là-bas, dans sa maison,
D'entrer dans sa chambrette
J'ai bien la permission. (bis)

— Ouvrez, ouvrez la porte, ouvrez,
Marguerit' ma mignonne;
Je suis nu, je grelotte,
En danger de geler;
Belle, ouvrez-moi la porte
Et laissez-moi rentrer. (bis)

— Gèlerais-tu, mour-e-rais-tu,
Je n'ouvre pas ma porte.
En passant par la ville,
Galant, tu t'es vanté
Que j'étais une fille
Faite à tes volontés. (bis)

O Dieu de Dieu ! que j'ai d'malheur !
Combien je suis à plaindre !
J'ai perdu ma maîtresse
Pour avoir trop causé;
Jamais homme ni femme
N'sauront plus mes secrets. (bis)

* * * * *

Le grand valet

À Nantes petit village
Le roi envoit un valet
Il n'aura rien d'autre à faire
En fermant la barrière
Les moutons du roi garder
Grand valet de son palais

Il n'aura rien d'autre à faire
Les moutons du roi garder
Avant que le valet vienne
En fermant la barrière
Les moutons allaient manger
Dans les champs et prés salés.

Avant que le valet vienne
Les moutons allaient manger
Le valet en grand ombraige
En fermant la barrière
Dit qu'il y avait du danger
Pour les moutons dans les prés.

Le valet en grand ombraige
Dit qu'il y avait du danger
La pâture oú il les mène
En fermant la barrière
La Loire passe à coté
Grand valet de son palais.

La pâture oú il les mène
La Loire passe à coté
Il n'y passe pas grand chose
En fermant la barrière
Quatre chalands par année
Grand valet de son palais.

Il n'y passe pas grand chose
Quatre chalands par année
Dans ces prés l'herbe elle est jaune
En fermant la barrière
Au printemps comme en été
Grand valet de son palais.

Dans ces prés l'herbe elle est jaune
Au printemps comme en été
Les montons n'y chantent guère
En fermant la barrière
Qu'en regrettant les verts prés
Grand valet de son palais.

Les montons n'y chantent guère
Qu'en regrettant les verts prés
Dedans le pré de nos pères
En fermant la barrière
Nous avions baire et manger
Grand valet de son palais.

Dedans le pré de nos pères
Nous avions baire et manger
Valet ouvre l'echalier
En fermant la barrière
Nous voulons y retourner
Dans les champs et prés salés.

Valet ouvre l'echalier
Nous voulons y retourner
Le valet se met à rire
En fermant la barrière J'entends les moutons plorer Grand valet de son palais.

Le valet se met à rire
J'entends les moutons plorer
J'ai servi le roi, mon maître
Ferme la barrière
Toujours je le servirai
Grand valet de son palais.

J'ai servi le roi, mon maître
Toujours je le servirai
Dimène dans la Grand Ville
En fermant la barrière
Le roi m'y fera mander
À Paris dans son palais.

Dimène dans la Grand Ville
Le roi m'y fera mander
À Nantes petit village
En fermant la barrière
Viendra-t-un nouveau valet
Grand valet de son palais.

À Nantes petit village
Viendra-t-un nouveau valet
Il n'aura rien d'autre à faire
En fermant la barrière
Les moutons du roi garder
Grand valet de son palais.
* * * * *

Le Guignolot de Saint Lazot

C'est Guignolot d'Saint Lazot.
Charchez voué dans vot' goussot,
Si a n'y ai pas deu trois gros sous
Pour le pauvre, pauvre, pauvre,
Si a n'y ai pas deux trois gros sous
Pour le pauvre Guignolot.

Les trouas rois semblablement
Ci apportent leurs présents.
Qui aura la fève noire ?
Cest le rossignol de gloire!
Plantez ! Semez !
J'usqu'à la saison d'été.

O madame du logis,
Recevez ce roi ici,
Donnez-lui des draps bien blancs
A ce roi qui vient de naître,
Donnez-lui des draps bien blancs
Pour ce roi qu'est tout puissant.

Oh ! ma dame de céans
Qu'on dit qui êtes si bell'
Le couteau qu'est sur la table,
Qui regarde le gâteau…
Coupez-le en quat' morceaux
Et donnez-moi le plus gros.

C'est Guignolot d'Saint Lazot.
Charchez voué dans vot' goussot,
Si a n'y ai pas deux trois gros sous
Pour le pauvre, pauvre, pauvre,
Si a n'y ai pas deu trois gros sous
Pour le pauvre Guignolot.

* * * * *

Le guilanné

Voici la Saint-Vincent qui vient
Donnez-nous joyeusement
Voici la Saint-Vincent qui vient
Par la sangoine !
Donnez-nous joyeusement
Le guilanné

Nous irons décharnelant
Donnez-nous joyeusement
Nous irons décharnelant
Par la sangoine !
Donnez-nous joyeusement
Le guilanné

De la nous en irons pesans

Nous bouterons la sarpe au vent

De là nous en irons piquant

De là nous en irons marrant

Les belles tiges accolant

De là nous en irons binant

Voici la belle moisson qui vient

Nous gagnerons de beaux écus blancs

Voici la belle vendange qui vient

Nous ferons du bon vin rouge et blanc

Puisque j’avons bien chanté
De nos maux prenez pitié
Mon camarade a froid au pied
Et moi je tramble
Donnez moi avec gaité
Le guilanné
* * * * *

Le jardinier du couvent

C'était la fille d'un négociant
Et le garçon d'un fabriquant
Quand il allait voir sa maitresse
Ils n'avaient pas de plus beaux discours
En se faisant mille caresses
Que de parler de leur amour

La mère qui entend cela
Petite enfant que dis-tu là
Car une fille de ton âge
Elle doit d'abord aller au couvent
Pour y apprendre les usages
Et vivre seule et sans amant

La fille fut mise au couvent
Sans qu'on lui d'mande son sentiment
Dans tous les quartiers de la ville
Son père en fait un si grand récit
Prenez bien soin de notre fille
Qu'aucun amant n'la voie ici

Je maudirai la toile
Dont on a fait mon voile
Et les ciseaux des malheureux
Qui ont coupés mes blonds cheveux
Je maudirai l'étoffe
Dont on a fait ma robe
Et cet espèce de cordon noir
Qui fait trois fois le tour de moi

Je maudirai le prètre
Qui a chanté la messe
Les deux servants qui la servaient
Les assistants qui l'entendaient

Je maudirai les murs
Les murs et les murailles
Le tailleur qui les a taillés
Si haut que je n'peux m'en aller

Je maudirai la grille
Par où je vois ces filles
Le forgeron qui l'a forgée
Le serrurier qui l'a fermée

Si j'étais hirondelle
Et si j'avais des ailes
Je passerais les murs du couvent
Je volerais vers mon amant.

Le galant roulant son métier
S'habille en garçon jardinier
Va s'présenter avec adresse
Dans le couvent par un beau matin
Et demande à la mère abbesse
De travailler dans son jardin

La mère abbesse fut charmée
De voir un si beau jardinier
Entrez, entrez charmant jeune homme
Vous nous ferez un beau jardin
Et nous aurons des fruits, des pommes
Aussi des roses et du jasmin

Venez donc voir ma jeune soeur
Bêcher ce beau cultivateur
Comme il travaille avec adresse
Comme il laboure avec ardeur.
Le galant a vu sa maîtresse
Tous les deux changent de couleur

La mère abbesse a fait trois pas
Le beau galant parle tout bas
En te voyant charmante belle
Mon coeur me dit que je t'aime tant
Et si tu m'es encore fidèle
Je te sortirai du couvent.

La jeune soeur en soupirant
A répondu bien doucement
Vois la fenètre de ma chambre
Elle est là-bas au fond du jardin
Viens cette nuit sans plus attendre
Nous partirons demain matin.

* * * * *

Le mal de dent

C’était une jeune fille,
qui souffrait du mal de dent (bis)
Elle allait de ville en ville,
pour trouver du soulagement

Refrain :
Je vous guérirai, O gai, gai, gai
De vot’ mal de dent, O gai gaiement (bis)

Elle rencontre un jeune monsieur
Qui lui promis soulagement

« montez en haut dans ma chambre
J’vous guéri vot’ mal de dent

Elle fut pas sitôt monté
Qu’elle senti du soulagement

Ha vous dirais-je monsieur
Que vous avez de bonnes onguents

Je connais une de mes ptites sœurs
Qui aimerait ça en avoir autant

Amenez moi votre petite sœur
Je lui en donnerais autant

Amenez m’en à la douzaine,
plus j’en ais plus je suis content

* * * * *

Le marchand de velours

Mon père aussi m'a mariée avec un marchand de velours (bis)
Le premier soir de mes noces il m'a joué un vilain tour

Dis-moi Charles c'est une bad luck
Dis-moi Charly j'suis bad lucky

Le premier soir de mes noces, il m'a joué un vilain tour (bis)
L'est venu frapper ma porte Oh ! oui trois heures avant le jour

Lève-toi jeune mariée oh ! lève-toi car il est jour

Y'a des gens dans la boutique qui marchandent sur le velours

Que l'diabl' emporte la boutique aussi le marchand de velours

Y'a des juments chez mon père qui sont bien mieux soignées que moi

Elles ont du foin de l'avoine et sont montées soir et matin

Moi qui suis jeune mariée Oh ! je ne le suis point du tout

Je vous le dis vous le jure , Oh ! que je le ferai cocu

Dans un coin de sa boutique sur un paquet de velours
* * * * *

le mariage anglais

C'était la fille d'un roi français
Que l'on marie à un anglais:
- O mes chers frères, empêchez de m'emmener
J'aimerais mieux soldat français que roi anglais.

Et quand ce vint pour l'épouser,
Dedans Paris fallut passer,
Il n'y a dame de Paris qui ne pleurît
De voir partir la fille du roi à un anglais.

Et quand ce vint pour embarquer,
Les yeux lui a voulu bander:
- Bande les tiens, laisse les miens, maudit anglais,
Car j'ai la mer à traverser, je la verrai.

Et quand ce vint pour débarquer,
Tambours, violons de tout côtés:
- Retirez-vous tambouriniers et violoniers
Car j'aime mieux le son du hautbois du roi français.

Et quand ce vint pour le souper,
Du pain lui a voulu couper:
- Coupe le tien, laisse le mien, maudit anglais,
Car j'ai les gens de mon pays pour me nourrir.

Et quand ce vint pour le coucher,
L'anglais voulu la déchausser:
- Déchausse-toi et laisse-moi, maudit anglais
Car l'ai des gens de mon pays pour me servir.

Et quand ce vint vers la minuit,
L'anglais ne faisait que pleurer:
- Retourne-toi, embrasse-moi, mon cher anglais.
Puisque nos pères nous ont mariés, il faut s'aimer.

* * * * *

TOP

Le matin, au point du jour

C’est le matin au point du jour,
On entend ce maudit tambour (bis)
Qui nous appelle à faire l’exercice
Et toi, pauvre soldat,
c 'est ton plus grand supplice.

Les caporaux et les sergents
Ils nous ont fait nous mettre en rang (bis)
L'un dit: "recule !" et l'autre dit: "avance ! "
Et toi pauvre soldat, faut prendre patience.

Ce sont messieurs nos officiers,
Qui s’en vont boire le vin clairet (bis)
Le vin clairet, le brandevin, la bière
Et toi, pauvre soldat, vas boire à la rivière.

La patience que nous prendrons
Si jamais en guerre nous allons !
C’est le fusil, qui vengera les coups de canne
Tout cela se payera à la première campagne.

La campagne, elle est arrivée
Mon capitaine j'ai tué.(bis)
Mon capitaine et mon sergent, sans doute,
Courage mes chers amis, l'armée est en déroute.

Ceux là qui s’ont fait la chanson
C'est 4 tambours du bataillon.
Par un beau soir, en battant la retraite,
Toujours en regrettant leurs tant jolies maîtresses

* * * * *

Le mercenaire

Depuis dix ans mercenaire je vais de fortune en misère (bis)
De combats et de guerres en guerres je suis attendu en enfer (bis)
Que m’importe vos bannières et la couleur de vos blasons (bis)
Je ne suis né d’aucune terre je n’ai rien à moi que mon nom (bis)

Je viens de passer l’hiver dans les armées du Bourguignon (bis)
Plut à Dieu si je vis encore tous mes compagnons ils sont morts (bis)
Combien d’assauts téméraires contre bombardes et canons (bis)
A vouloir combattre le plombs à quoi nous servent lances et fanions (bis)

Si mon bras ne tremble pas même quand le diable est contre moi bis)
C’est contre milles et cent misères j’ai choisi de vivre à la guerre (bis)
* * * * *

Le petit marcelot

Il était un petit marcelot
Lon lon la que dit-on de l'amour ?
Il était un petit marcelot
Roulant sa marchandise

S'en est allé de dans un bourg
Où il y avait 3 filles

En voilà une, en voilà deux
Voilà la plus jolie

Il la plia, il la replia
La mit dans sa valise

Il l'avait pas si bien plié
On vit sa jupe grise

Ils ne furent pas dedans le bois,
Trois gendarmes les suives

Arrete, arrete, ptit marcelot
Qu'à tu dans ta valise?

J'ai des couteaux, j'ai des ciseaux
Des anneaux pour les filles

Tu m'a menti, petit marcelot
Tu emporte une fille

Tu la rendras petit marcelot
Où tu perdras la vie

Tant que j'aurai mon sabre en main
Je défendrai ma mie !


* * * * *

Le premier jour de mai (la perdriole)

Le premier jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
(bis) Un' perdriole,
Une perdriole
Qui va, qui vient, qui vole,
Une perdriole
Qui vole dans ces bois

Le deuxième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ? (bis)
Deux tourterelles,
Un' perdriole,
Une perdriole
Qui va, qui vient, qui vole,
Une perdriole
Qui vole dans ces bois

Le troisième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Trois ramiers au bois,

Le quatrième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Quat' canards en l'aire,

Le cinquième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Cinq lapins en terre,

Le sixième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Six chiens courants,

Le septième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Sept vach'(s) à lait,

Le huitième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Huit moutons tondus,

Le neuvième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Neuf boeufs cornus,

Le dixième jour de mai
Que donn'rai-je à ma mie ?
Dix veaux bien gras,
* * * * *

Le prince d'Orange

C'est le Prince d'Orange
Tôt matin s'est levé
Est allé voir son page
" Va seller mon coursier "
Que maudit soit la guerre
" Va seller mon coursier "

Mon beau Prince d'Orange
Où voulez-vous aller ?

Je veux aller en France
Où le Roi m'a mandé

Mis la main sur la bride
Le pied dans l'étrier

Je partis sain et sauf
Et j'en revins blessé

De très grands coups de lance
Qu'un Anglais m'a donnés

J'en ai un à l'épaule
Et l'autre à mon côté

Un autre à la mamelle
On dit que j'en mourrai

Le beau Prince d'Orange
Est mort et enterré

L'ai vu porté en terre
Par quatre cordeliers

Le premier portait son haume
et l'autre son bouclier

Le troisieme sa lance
Le dernier son épée


* * * * *

Le roi a fait battre tambour

Le roi a fait battre tambour (bis)
Pour voir toutes ces dames
Et la première qu'il a vue
Lui a ravi son âme.

Marquis, dis-moi, la connais-tu
Quelle est cette jolie dame ?
Le marquis lui a répondu :
- Sire roi, c'est ma femme.

Marquis, tu es plus heureux qu'moi
D'avoir femme si belle
Si tu voulais me la donner
Je me chargerais d'elle.

Sire, si vous n'étiez pas le roi
J'en tirerais vengeance
Mais puisque vous êtes le roi
A votre obéissance.

Marquis, ne te fâche donc pas
Tu auras ta récompense
Je te ferai de mes armées
Beau maréchal de France.

Adieu ma mie, adieu mon coeur
Adieu mon espérance
Puisqu'il te faut servir le roi
Séparons-nous d'ensemble.

Le roi l'a prise par la main
L'a menée en sa chambre
La belle en montant les degrés
A voulu se défendre.

Marquise, ne pleurez pas tant
Je vous ferai princesse
De tout mon or et mon argent
Vous serez la maîtresse.

La reine a fait faire un bouquet
De belles fleurs de lyse
Et la senteur de ce bouquet
A fait mourir marquise.
* * * * *

Le roi Renaud

Le roi Renaud de guerre vint
tenant ses tripes dans ses mains.
Sa mère était sur le créneau
qui vit venir son fils Renaud.

- Renaud, Renaud, réjouis-toi!
Ta femme est accouché d'un roi!
- Ni de ma femme ni de mon fils
je ne saurais me réjouir.

Allez ma mère, partez devant,
faites-moi faire un beau lit blanc.
Guère de temps n'y resterai:
à la minuit trépasserai.

Mais faites-le moi faire ici-bas
que l'accouchée n'lentende pas.
Et quand ce vint sur la minuit,
le roi Renaud rendit l'esprit..

Il ne fut pas le matin jour
que les valets pleuraient tous.
Il ne fut temps de déjeuner
que les servantes ont pleuré.

- Mais dites-moi, mère, m'amie,
que pleurent nos valets ici ?
- Ma fille, en baignant nos chevaux
ont laissé noyer le plus beau.

- Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un cheval pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau cheval ramènera.

Et dites-moi, mère m'amie,
que pleurent nos servantes ici ?
- Ma fille , en lavant nos linceuls
ont laissé aller le plus neuf.

Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un linceul pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau linceul on brodera.

Mais, dites-moi, mère m'amie,
que chantent les prêtres ici ?
- Ma fille c'est la procession
qui fait le tour de la maison.

Or, quand ce fut pour relever,
à la messe elle voulut aller,
et quand arriva le midi,
elle voulut mettre ses habits.

- Mais dites-moi, mère m'amie,
quel habit prendrai-je aujourd'hui ?
- Prenez le vert, prenez le gris,
prenez le noir pour mieux choisir.

- Mais dites-moi, mère m'amie,
qu'est-ce que ce noir-là signifie
- Femme qui relève d'enfant,
le noir lui est bien plus séant.

Quand elle fut dans l'église entrée,
un cierge on lui a présenté.
Aperçut en s'agenouillant
la terre fraîche sous son banc
.
- Mais dites-moi, mère m'amie,
pourquoi la terre est rafraîchie?
- Ma fille, ne puis plus vous le cacher,
Renaud est mort et enterré.

Puisque le roi Renaud est mort,
voici les clefs de mon trésor.
Prenez mes bagues et mes joyaux,
prenez bien soin du fils Renaud.

Terre, ouvre-toi, terre fends-toi,
que j'aille avec Renaud, mon roi!
Terre s'ouvrit, terre fendit,
et ci fut la belle englouti.

* * * * *

Le roy Louis

Le roy Louis a convoqué
Tous ses barons et chevaliers ;
Le roy Louis a demandé :
- Qui veut me suivre où que j’irai ?

Les plus ardents se sont dressés
Ont juré foi, fidélité
Les plus prudent ont deviné
Où le Roy les voulait mener

Ainsi parla le Duc de Beaume :
- Je combattrai pour le royaume
Le roy lui dit « c’est point assez !
Nous défendrons la chrétienté »

Ainsi parla Seigneur d’Estienne :
« Je défends la terre chrétienne,
Mais je ne veux pas m’en aller
Semer la mort dessus la mer. »

-« Ah, dit le Roy, notre domaine
S’étend sur la rive africaine.
Jusqu’au désert le plus avant
C’est notre fief, et prix du sang. »

S’en est allé le roy Louis,
Les plus fidèle l’ont suivi ;
S’en sont allés bien loin, bien loin,
Pour conquérir le fief divin.
* * * * *

TOP

Le tailleur de pierre

Depuis Paris, jusqu'à Valence,
j'ai fait cent lieues, sans travailler,
depuis Paris, la grande ville,
a Montpellier, bien renommée.

En arrivant dedans la ville,
j'entends les compagnons chanter.
"Bien le bonjour, tailleurs de pierre!
Et vous le maître de chantier;

N'auriez-vous pas ouvrage à faire,
pour un compagnons étranger?"
"Mais si, mais si, répond le maître,
pourvu qu'il sache travailler ...

Prends donc ta pierre sur la place,
et ton marteau: va la tailler!"
Il prend sa pierre et il la place,
la fait pareille à du papier.

Le bourgeois dit à la bourgoise:
"Oh! mon Dieu! Quel bon ouvrier!
Nous avons notre fille ainée,
s'il la veut, faut la lui donner."

La fille prend sa quenouillette,
sur le marché, s'en va filer:
"Bien le bonjour, tailleur de pierre!
N'voulez-vous pas vous marier?"

Je vous remercie, Demoiselle,
de l'honneur que vous me faisez;
Mais j'ai mon Tour de France à faire,
s'il plaît à Dieu, j'le finirai."

* * * * *

Le Tourdion

Voix principale

Quand je bois du vin clairet
Ami, tout tourne tourne tourne tourne
Aussi désormais je bois anjou ou arbois

Chantons et buvons, a ce flacon faisons la guerre
Chantons et buvons, mes amis buvons donc

* * * * *

les 180 pucelles

A Rouen il y a Ligetra tralala
A Rouen il y a
Cent quatre vingt pucelles (bis)

Et elles danse−tèrent tôt
Dessus un pont de verre

Le verre cassa
Et l’on tombi par te

rre Par ici passa
Le beau roi d’Angleterre

Les salua toutes
Hormis la plus belle

Tu ne m’as pas saluée
Maudit roi d’Angleterre

Je ne te salue pas
Car tu n’es plus pucelle

A quoi vois−tu ça
Maudit roi d’angleterre ?

A tes cheveux blonds
A ta bouche vermeille

A tes beau yeux bleux
Tes yeux couleur de ciel

Prends ton épée claire
Et moi ma quenouillette

Et combattons-ter tot
Ici dessus l’herbette

Au premier coup frappé
Le roi tombi par terre

Maudit roi est mort
Nous n’aurons plus de guerre
* * * * *

Les dames de Rouen

Ce sont les dames de Rouen (bis)
Qui ont fait un pâté si grand

Allons danser la digue digue digue
Allons danser la digue digue don

Qui ont fait un pâté si grand
Qu’il n’a pas pu rentrer dans Rouen
Elles l’on coupé par le mi-temps
Un gros canard était dedans
Il se mis a chanter coin coin
Tous les hommes sont des chenapans
* * * * *

Les Dolois

Ecoutez tous écoutez bien
Vieillards enfants et jeunes gens
Ecoutez tous écoutez bien
Vieillards enfants et jeunes gens
L’histoire de ces pélerins
Que les marins chantent souvent (bis)
La nuit sous les étoiles

Cent dix Dolois s’en sont allés
Sur l’port de Nantes pour s’embarquer
Cent dix Dolois s’en sont allés
Sur l’port de Nantes pour s’embarquer
Portant bâtons et beaux habits
Pour leur pardon ils ont suivi
Saint Jacques et son étoile

Ils n’étaient pas depuis six jours
Dessus la mer en leur parcours
Ils n’étaient pas depuis six jours
Dessus la mer en leur parcours
Que les Maures les ont coursés
Leurs longs bateaux sur l’eau couraient
Que les Maures les ont coursés
Plus vite qu’une étoile

A l’abordage ils sont montés
Le sang coulait, les corps tombaient
A l’abordage ils sont montés
Le sang coulait, les corps tombaient
Les pèlerins sont massacrés
Rouge la mer où ils mouraient
Les pèlerins sont massacrés
Oubliés des étoiles

Si dans le ciel tu regardais
Jeune marin tu y verrais
Si dans le ciel tu regardais
Jeune marin tu y verrais
Ceux que leur voyage a tués
Ils sont tous là haut transformés
Ceux que leur voyage a tués
Chacun est une étoile

Cette chanson tu chanteras
Pour les enfants que tu auras
Cette chanson tu chanteras
Pour les enfants que tu auras
Noublie pas les cent-dix Dolois
Le chemin ne s’arrête pas
N’éteins pas les étoiles
* * * * *

Les fendeurs

Trois fendeurs il y avait,
Au printemps, dessus l'herbe :
J'entends le rossignolet.
Trois fendeurs il y avait,
Parlant à la fillette.

Le plus jeune disait,
Celui qui tient la rose,
"Moi j'aime, mais je n'ose..."

Le deuxième disait,
Celui qui tient la fende,
"Moi, j'aime et je commande !"

Le troisième disait,
Tenant la fleur d'amande,
"Moi, j'aime et je demande..."

"Mon galant ne serez,
Vous qui tenez la rose,
Si vous n'osez, je n'ose...

Mon maître ne serez,
Vous qui tenez la fende,
Amour ne se commande !

Mon amant vous serez,
Vous qui tenez l'amande,
On donne à qui demande..."
* * * * *

Les filles de Lorient

Ce sont les filles de Lorient, jolies
Ce sont les filles de Lorient
Mon Dieu, qu'elles sont jolies, lon li lon là
Mon Dieu qu'elles sont jolies.

S'en vont le soir se promener jolies
Le long d'la cale Ory.

En regardant de vers la mer jolie
Elles ont vu trois navires.

Arrive, arrive, beau matelot joli
J'te souhaite une bonne arrive.

Et si mon mari est dedans joli
Encore meilleure arrive.

Mais si mon mari n'y est pas joli
Au diable vos navires.

Ce sont les filles de Lorient jolies
Mon dieu, qu'elles sont jolies

* * * * *

Les Filles des Forges

Ding don don, ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de pinpon Ding dondaine
Des forges de pinpon Ding dondon (bis)

...Elles s’en vont à confesse
Au curé du canton...

...Qu’avez vous fait les filles ?
Pour demander pardon ?...

...J’avions couru les bals
Et les mauvais garçons...

...Ma fille pour pénitence
Nous nous embrasserons...

...Je n’embrasse pas les prêtres
Mais les jolis garçons...
Qu’ont du poil au menton...

...On peut bien être prêtre
Et être joli garçon...

...elle l'embrassa quand même
pour avoir son pardon...
* * * * *

Les filles sont volages

Les filles sont volages,
Fréquentez-les donc pas.
Un jour elles vous aiment,
Un jour elles vous aiment pas.

Par un dimanche au soir,
M'en allant promener
J'ai entendu la belle,
Chanter une chanson
En vidant les bouteilles,
Les verres et les flacons.

Je m'suis approché d'elle,
Pour lui parler d'amour.
M'a répondu la belle,
- Galant retire-toi
Y en a un autre que j'aime,
Bien plus joli que toi.

- S'il faut que je m'retire,
Je me retirerai
Dans un couvent la belle,
J'irais finir mes jours.
Vous ne pourrez pas dire,
Que j'vous ai pas aimée.

* * * * *

Les gorets

Lorsque j'étais chez mon père,
Youp la, la, la rira, (bis)
Les gorets j'allais garder.
Youp, la, la, la rirette, ô gué.
Youp, la, la, youp la, la,
Youp oh hé

En passant dedans la plaine,
Mes goret s'sont écartés.
Moi j’ai pris ma cornemuse,
Et me suis mis z’a en jouer
Au son de la cornemuse,
Les gorets s'sont rassemblés.
Il se sont pris par la patte,
Ils se sont mis à danser.

* * * * *

Les Grenouilles

L’eau n’est bonne sur la terre
Que pour les fleurs d’un parterre
Les oignons et les poireaux
Les navets et les citrouilles

Pourquoi boirions-nous de l’eau ?
Sommes-nous des grenouilles ?
Sommes-nous des grenouilles dans l’eau
Et pourquoi quoi ?
Et pourquoi quoi ?
Et pourquoi quoi ?
Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi,
Pourquoi boirions-nous de l’eau ?
Sommes-nous des grenouilles ?

Fâcheux prôneur de tisanes
Médecin, tu n’est qu’un âne,
Tu mériterais bourreau,
Que chacun te chantât pouille !

Dieu des mers ton vaste empire
N’a pour nous rien qu’on admire
Mieux vaudrait un noir caveau
Que ce trône ou tu patouilles

Jeune homme à la fleur de l’age
Pour augmenter ton courage
Tu ne boiras pas dans un seau
Mais au tonneau qui gargouilles.

Viellard reveche et morose
Crois nous puise a forte dose
La goutte au fond du tonneau
Du bon vin ça vous dérouille !

Vous tous qui tendez l’oreille,
Retenez ce bon conseil
Ne buvez jamais de l’eau
Un bon vin ça ravigouille.

* * * * *

les jambes en l'air

M'en revenant d'chez l'boulanger (bis)
sur mon chemin j'ai rencontré
oui mais les jambes en l'air

si vous avez les jambes en l'air,
vous n'avez pas les jambes en bas

sur mon chemin j'ai rencontré (bis)
Une jolie demoiselle o gai
oui mais les jambes en l'air

si vous avez les jambes en l'air,
vous n'avez pas les jambes en bas

Une jolie demoiselle o gai

Savez vous pas se qu'elle m'a demandé?

elle a d'mandé à l'embrasser

Comprenez bien que j'ai pas refusé

Savez vous pas s'y est arrivé?

Un feu d'sauvage en dessous de mon nez

Le medecin qui m'a soigné

il m'a dit de recommencer!


* * * * *

Les Métamorphoses

Les femmes sont changeantes, le jour la nuit (bis)
Si je vais voir la mienne ce samedi
Serai je encore dimanche son bonne ami ?

Ah si tu viens me voir ce samedi (bis)
Moi, je me ferai rose dans le rosier :
Tu chercheras ta mie sans la trouver

Ah si tu te fais rose dans le rosier
Moi je prendrai la forme du jardinier
Je saurai te cueillir sans me piquer !

Ah si tu prends la forme du jardinier
Moi je me ferai biche dans la foret
Tu chercheras ta mie sans la trouver

Ah si tu te fais biche dans la foret
Moi je prendrai la forme du loup garou
Je saurai te connaître du premier coup !

Ah si tu prends la forme du loup garou
Moi je me ferais nonne dans le couvent
Tu chercheras ta mie bien vainement !
Si tu te fais nonne dans le couvent
Moi, je me ferai moine, moine brasseur
Je saurais te connaître parmi les sœurs

Ah si tu tu te fais moine, moine brasseur
Moi je me ferai maitresse d’un autre amant :
Tu chercheras ta mie bien vainement !

Si tu te fais maitresse d’un autre amant
Moi je me ferai diable, diable et satan :
J’enleverai la belle à son amant !

Ah si tu te fais diable, diable et satan
Je ferai l’endormie entre tes bras
Tu perdras ton amie bien malgré toi !

Si tu fais l’endormie entre mes bras,
Je viendrais dans tes rêves la nuit le jour
Pendant que tu sommeilles t’y faire l’amour

* * * * *

Les rotis au lard

J'ai rencontré ma mie l’lundi
Qu'avez vous à vendre ? Des rôtis
Des rôtis
Des bons rôtis au lard

M'aimerez-vous ma mie
M'aimerez-vous toujours (bis)
J'ai rencontré ma mie l'mardi
Qu'avez vous à vendre ? Des radis
Des radis,
Et des rôtis au lard

J'ai rencontré ma mie l'mercredi
Qu'avez vous à vendre ? des endives

J'ai rencontré ma mie l'jeudi
Qu'avez vous à vendre ? Du riz

J'ai rencontré ma mie l'vendredi
Qu'avez vous à vendre ? Des biscuits

J'ai rencontré ma mie l'samedi
Qu'avez vous à vendre ? Du whisky

J'ai rencontré ma mie l'dimanche
Qu'avez vous à vendre ? Des oranges
* * * * *

Les tristes noces

Qui veut ouïr chanson
Chansonnette nouvelle
Chante rossignolet
Qui veut ouïr chanson
Chansonnette nouvelle

C'est un jeune garçon
Et une demoiselle
Chante rossignolet

On fait l'amour sept ans
Sept ans sans rien en dire
Chante rossignolet
Mais au bout de sept ans
Le galant se marie

Au jardin de sa mère
Y a un buisson d'orties
Chante rossignolet
En a fait un bouquet
Pour porter à sa mie

Je suis venue vous inviter
Pour venir demain à mes noces

La belle si vous y venez
Mettez la plus belle de vos robes

La belle n'y a pas manqué
S'est fait faire trois robes

La première de satin blanc
L'autre de satin rouge

La troisième d'or et d'argent
Pour montrer qu'elle est noble

Du plus loin qu'on l'aperçoit
Voici la mariée

Je ne suis pas la mariée
Je suis la délaissée

Sitôt que la belle est entrée
La prend par sa main blanche

Je suis venu vous demander
Un petit tour de danse

Au premier tour qu'elle fait
La belle tombe morte
Chante rossignolet

Il a pris son couteau
Se le plante dans les côtes
Chante rossignolet

Sur la tombe du garçon
On planta une épine
Chante rossignolet
Sur la tombe de la fille
On planta une olive

L'épine crut si haut
Qu'elle embrassa l'olive
Chante rossignolet
On en tira du bois
Pour en faire des navires

Les gens s'en vont disant
Mon Dieu les tristes noces
Chante rossignolet
* * * * *

Lors de Merlin

Il pouvait prendre mille semblances
Devenir cerf en apparence
Jeune page ou bien homme sauvage
Apparaître vieillard
Ainsi le rapporte l’histoire

Pour réaliser ses desseins
Et d’Arthur sceller le destin
L’aspect du roi Uther transforma
Pour Arthur concevoir
Ainsi le rapporte l’histoire

Dans la forêt de Brocéliande
Où vit encore cette légende
Lui apparut Viviane la Fée
Elle était son miroir
Ainsi le rapporte l’histoire

D’un amour incommensurable
Ils se trouvèrent tout deux semblable
Ils étaient si unis en leur âme
Il partagea son savoir
Ainsi le rapporte l’histoire

Et même au combat on le vit
Comme en la plaine de Salsberry
Faisant l’union contre les saxons
Ce fut grande victoire
Ainsi le rapporte l’histoire

L’Union se fit sous sa bannière
Représentant un dragon vert
Qui de sa gueule vomi moultes flammes
Tel était son étendard
Ainsi le rapporte l’histoire

Instruit du savoir des anciens
Pénétré de l’amour chrétien
Cette vision guida sa mission
Sa charge son devoir
Ainsi le rapporte l’histoire

Cette unique mission au monde
Lui fit créer la table ronde
Pour retrouver la coupe sacrée
Bien périlleux espoir
Ainsi le rapporte l’histoire

L’histoire revint à Salsberry
Où le combat fut sans merci
Arthur souffrit mortelle blessure
Mais point ne perdit gloire
Ainsi le rapporte l’histoire

Dans l’eau, lança du roi Arthur
L’Epée nommée Escalibur
Qu’une main prit comme prophétie
Par trois fois la fit voir
Ainsi le rapporte l’histoire

Près de la fontaine sacrée
Il se laissa emprisonner par magie
Dans une toile tissée
Nul ne peut plus le voir
Lors de Merlin c’était l’histoire

En Avallon, le Roi Arthur
Attend le jour des temps futurs
Où le signe de l’Ours va resurgir
La terre s’y prépare
Pour anoblir toute l’histoire (bis)
* * * * *

TOP

M'en va à la fontaine

M'en va à la fontaine pour y pêcher du poisson
La ziguezon zin zon (bis)
La fontaine est profonde, j'me sus coulé à fond

Refrain:
La ziguezon zin zon.
Fille en haut, fille en bas,
Fille, fille, fille-femme
Femme, femme, femme aussi
Pis la bottine - tine - tine
Le rigolet ha! ha!
Son p'tit porte-clef tout rouillé, tout rouillé
Son p'tit porte-clef tout rouillé gaiement (bis)

La fontaine est profonde, je m'sus coulé au fond
La ziguezon zin zon (bis)
Par icitte il lui passe trois cavaliers barons

Que m'donneriez-vous belle si j'vous tirais du fond?
Tirez, tirez dit-elle, après-ça nous verrons
Quand la belle fut à terre, se sauve à la maison
S'asseoit à la fenêtre, compose une chanson
Mon petit coeur en gage n'est pas pour un baron
Mais pour un homme de guerre qui a du poil au menton

* * * * *

Mademoiselle...

Mademoiselle vous marierez-vous,
Vous avez les yeux clairs, c’est ça qu’vous allez faire,
Mademoiselle vous marierez-vous,
Vous devez faire le choix d’un époux.

Pensez-y, pensez-y, pensez-y bien,
Ce p’tit époux-là vous servira la belle
Pensez-y, pensez-y, pensez-y bien,
Ce p’tit époux-là vous servira fort bien.

Prendriez-vous un p’tit montagnard
Qui pique son p’tit piolet, du matin jusqu’au soir
Un montagnard, ça grimpe n’importe où
Avec son p’tit piolet, ça c’est fou.
...Ce montagnard-là...

Prendriez-vous un grand forgeron,
Qui tape sur des enclumes, le soir jusqu’à la lune
Un forgeron vous chauffera à blanc,
Avec un gars comme ça, là ça va.
...Ce forgeron-là...

Prendriez-vous un p’tit ramoneur
Qui monte dans vos ch’minées, à n’importe quelle heure
Prendriez-vous un p’tit ramoneur
Avec son hérisson, ça c’est bon
…ce ramoneur là…

Prendriez-vous un joli sourcier,
Qui remue sa baguette, pour quelques gouttelettes
Ce sourcier-là remplira vot’ puits,
Rien qu’avec sa baguette, ça c’est chouette
...Ce joli sourcier-là...

Prendriez-vous un bon vieux curé,
Qui allume tous ces cierges et puis qui vous asperge,
Prendriez-vous un bon vieux curé,
Qui bénit tous les saints, ça c’est bien.
...Ce vieux curé-là...
* * * * *

Malbrough s'en va-t-en guerre,

Malbrough s'en va-t-en guerre,
Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s'en va-t-en guerre,
Ne sais quand reviendra. {3x}

Il reviendra-z-à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine,
Il reviendra-z-à Pâques,
Ou à la Trinité {3x}

La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine,
La Trinité se passe,
Malbrough ne revient pas.

Madame à sa tour monte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Madame à sa tour monte,
Si haut qu'elle peut monter.

Ell' voit venir son page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Ell' voit venir son page,
Tout de noir habillé.

"Beau page, mon beau page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Beau page, mon beau page,
Quelles nouvell's apportez ?"

"Aux nouvell's que j'apporte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Aux nouvelle's que j'apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.

Monsieur Malbrough est mort,
Mironton, mironton, mirontaine,
Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré.

J' l'ai vu porter en terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
J' l'ai vu porter en terre,
Par quatre-z-officiers.

L'un portait sa cuirasse,
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait sa cuirasse,
L'autre son bouclier.

L'un portait son grand sabre,
Mironton, mironton, mirontaine,
L'un portait son grand sabre
L'autre ne portait rien.

* * * * *

Malheureuse vient

vient, vient, malheureuse vient
Je t'emmene ou s'qu'il y a guere
vient, vient, malheureuse vient
Je t'emmene ou s'qu'il y a rien

* * * * *

Mariez vous la belle!

Nous quittons les Pâques,
Nous sommes au printemps, (bis)
Les vignes sont belles,
Les blés vont grainant,
Mariez vous la belle,
N'attendez plus tant! (bis)

Les vignes sont belles,
Les blés vont grainant,
Et la violette fleurit
Dans les champs,
Mariez vous la belle,
N'attendez plus tant!

Et la violette fleurit
Dans les champs,
L'fils du roi qui passe
En cueillit longtemps
Mariez vous la belle,
N'attendez plus tant!

L'fils du roi qui passe
En cueillit longtemps,
Les a cueillies toutes
Dans le bois charmant,
Mariez vous la belle,
N'attendez plus tant!

Les a cueillies toutes
Dans le bois charmant,
Quand seront fanées,
Ne sera plus temps...
Mariez vous la belle,
N'attendez plus tant!
* * * * *

Marions les roses

Le mois d'avril s'en est allé,
Le mois de mai s'est approché.

Et marions les roses.
Les roses font un beau bouquet,
Les roses font un beau bouquet
Quand elles sont jolies.
Avons passé dedans vos prés,
Les avons trouvé bien fumés.

Avons passé dedans vos blés,
Oh comme ils sont tous bien grainés.

Mettez la main aux nid des oeufs,
Que chaque main en prenne deux.

Moi qui suis le porte panier,
Je prendrais bien le nid entier.

Si vous avez des filles à marier,
Dieu vous les fasse bien placer.

Si vous n'voulez rien nous donner,
A la porte, nous allons crier.
* * * * *

mes souliers sont rouges...

Si j'avais les beaux souliers que ma mignonne, ma mignonne,
Si j'avais les beaux souliers que m'a mignonne m'a donnés. (bis)

Les souliers du vieux Poirier;

Refrain:
Mes souliers sont rouges ma mignonne, ma mignonne
Mes souliers sont rouges ma mignonne mes amours. (bis)

Si j'avais les beaux chaussons . . .
Les chaussons du vieux Gagnon, les souliers du vieux Poirier;

Si j'avais les belles jar'tières . . .
Les jar'tières du vieux Giguère, les chaussons . . .

Si j'avais la belle culotte . . .
La culotte du vieux Mayotte, les jar'tières . . .

Si j'avais la belle chemise . . .
La chemise du vieux Laprise, la culotte . . .

Si j'avais les belles bretelles. . .
Les bretelles du vieux Roussel, la chemise. . .

Si j'avais le beau collet. . .
Le collet du vieux Forest, les bretelles . . .

Si j'avais le beau capot . . .
Le capot du vieux Thibault, le collet. . .

Si j'avais le beau chapeau . . .
Le chapeau du vieux Garneau, le capot . . .

* * * * *

Mon père a fait planter un bois

Mon père a fait planter un bois
D’ou venez-vous, promenez vous comme moi ?
Où il ne pousse que des noix
D’ou venez-vous, promenez vous D’ou venez-vous belle ?
D’ou venez-vous, promenez vous comme moi ?

J’en cueilli 6, j’en mangeai trois
J’en fus malade au lit neuf mois
Tous le monde venait m’y voir
Sauf mon ami qui n’y venait pas
Il m’a promis qu’il y viendrait
Qu’une bouteille apporterait
Ou lui et moi seuls y boiraient
Qu’avez vous belle, avez vous froid ?
Couvre moi de ton mantelet
Ce remede me guérissait
* * * * *

Mon pere veut me marier

Mon pere veux me marier
j'entends le loup et le renard chanter
avec un viellard édenté
j'entends le loup le renard chanter

j'entends le loup, le renard et la belette,
j'entends le loup, le renard chanter

avec un viellard édenté
qui ne sait pas le jeu d'aimer
s'il me bat je m'en irais
je m'en irais au bois jouer
avec las jeunes écoliers
qui eux sauront le jeu d'aimer
* * * * *

Ne pleure pas, Jeannette

Ne pleure pas, Jeannette,
Tra la la la la la la la la la la la la,
Ne pleure pas, Jeannette,
Nous te marierons {x2}

Avec le fils d'un prince, Tra la la ...
Avec le fils d'un prince,
Ou celui d'un baron {x2}

Je ne veux pas d'un prince
Encor moins d'un baron

Je veux mon ami Pierre
Celui qu'est en prison

Tu n'auras pas ton Pierre
Nous le pendouillerons

Si vous pendouillez Pierre
Pendouillez-moi avec

Et l'on pendouilla Pierre
Et sa Jeannette avec.

* * * * *

nous irons en flandres

tes moutons ma bergère ils sont bien récartés
ils sont dedans la plaine on les voit plus aller
mes moutons ils marchent au courant de l'eau
mon berger les rassemble au chant des oiseaux

allons donc ma bergère allons sous ces ormeaux
nous parlerons d'amour à quelques petits mots
si l'amour vous presse passez votre chemin
sinon gare à vos fesses je vais lâcher mes chiens

ô tes chiens ma bergère il faut pas les lâcher
si ma parole te fâche je vais m'en aller
adieu fille ingrate fille sans pitié
plus les amants vous flattent moins vous les aimez

l'autre jour à la brune en m'y promenant
tout en fumant ma pipe bien gaillardement
je rencontre mon camarade triste et désolé
d'une simple parole je l'ai reconsolé

qu'as-tu cher camarade, qu'as-tu à tant pleurer
pour l'amour d'une brune à tant t'y chagriner
nous irons en flandres nous en trouverons
des brunes aussi des blondes nous en choisirons

* * * * *

O Ma délire

O Ma délire tu t'en vas, tu t'engages
Pourquoi me faire languir si longtemps
Et nous voilà à la fleur de l'âge
Mais d'un âge agréable et charmant
Mais d'un âge, mais d'un âge agréable et charmant
Mais d'un âge, mais d'un âge agréable et charmant

Te souviens-tu ma charmante Louise
Quand nous étions sur l'herbe tous les deux
Et nous parlions de nos tendres amours
Mais à l'ombre d'un joli rosier
Mais à l'ombre, mais à l'ombre d'un joli rosier
Mais à l'ombre, mais à l'ombre d'un joli rosier

Comment font-ils ceux qui n'ont pas de maîtresses
Ils passent leur temps bien misérablement
Moi là bas qui aime la plus belle
Il faut boire et lui parler d'amour
Il faut boire, il faut boire et lui parler d'amour
Il faut boire, il faut boire et lui parler d'amour
Il faut boire et lui parler d'amour
* * * * *

TOP

On dit que j'ai pas d'amoureux...

On dit que j’ai pas d’amoureux (bis)
A j’en ai pas,
j’en aurai !
A la douzaine, j’aime, j’aime
A la douzaine, j’aimerai
On dit que j’ai 1 amoureux (bis) Ah j’en ai 1
A j’en ai pas,
j’en aurai !
A la douzaine, j’aime, j’aime
A la douzaine, j’aimerai

* * * * *

Pas moyen !

Y a encore 10 fille dans l’bourg d’ Saint-Ouen
Pas moyen (bis)
Pas moyen d’y mettre la main à sa machine
Pas moyen d’y mettre, la main à son machin (bis)

8,6,4,2

Y’a plus qu’une fille dans l’bourg d’Saint-Ouen
Ya moyen (bis)
Ya moyen, d’y mettre la main à sa machine,
Ya moyen, d’y mettre la main à son machin !

* * * * *

Pelot d'Hennebont

Ma chère maman je vous écris
Que nous sommes entrés dans Paris
Que je sommes déjà Caporal
Et serons bientôt Général

A la bataille, je combattions
Les ennemis de la nation
Et tous ceux qui se présentiont
A grand coups de sabres les émondions

Le roi Louis m'a z'appelé
C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé
Mais "sans quartier", c'est point mon nom,
J'lui dit "j'm'appelle Pelot d'Hennebont"

J'y aquiris un biaux ruban
Et je n'sais quoi au goût d'argent
Il dit boute ça sur ton habit
Et combats toujours l'ennemi

Faut qu'ce soye que'que chose de précieux
Pour que les autres m'appellent monsieur
Et foutent lou main à lou chapiau
Quand ils veulent conter au Pelot

Ma mère si j'meurs en combattant
J'vous enverrais ce biau ruban
Et vous l'foutrez à votre fusiau
En souvenir du gars Pelot

Dites à mon père, à mon cousin
A mes amis que je vais bien
Je suis leur humble serviteur
Pelot qui vous embrasse le cœur
* * * * *

Pierre de Grenoble

quand pierre est parti pour la guerre sept ans y est resté
l'a laissé sa mie à grenoble s'mourant de regrets

la première lettre qu'a reçue pierre l'était pleine de fleurs
la deuxième lettre qu'a reçue pierre l'était pleine de pleurs

s'en fut trouver son capitaine donne-moi mon congé
pour aller voir ma mie à grenoble qui s'meurt de regrets

mais quand il fut sur ses collines l'entendit sonner
a ceux qui la portaient en terre laisse-moi l'embrasser

la première fois que pierre l'embrasse pierre a soupiré
la deuxième fois que pierre l'embrasse pierre a trépassé

qu'en pensez-vous gens de grenoble de cet amour là
se sont couchés l'un contre l'autre ils dorment tous les deux
* * * * *

Prends garde au loup, Bergère!

Prends garde au loup, bergère!
Prends garde au loup ! (bis)

Prends garde au loup,
Il emporte, il emporte,
Prends garde au loup,
Il emporte un mouton !

C'est pas le loup, bergère,
C'est pas le loup ! (bis)

C'est les garçons
Qui tournent et qui tournent
C'est les garçons
Qui tourn' autour de vous !

* * * * *

Ptit Bonhomme

D'où viens-tu, viens-tu ,p'tit bonhomme
D'où viens-tu, viens-tu ,p'tit bossu

Je viens de la noce
Remplir ma bosse

J'ai tant bu et tant mangé
Qu'ma bosse est percée
* * * * *

Quand j'étais fille à marier

quand j'étais fille à marier j'étais belle et galante (bis)
beaucoup d'amants venaient me voir à minuit dans ma chambre (bis)

ne venaient pas ni un ni deux venaient de vingt à trente
et le plus jeune m'a apporté une pomme d'orange

la pomme est tombée sur mon pied et m'a cassé la jambe
fallut quérir le médecin le médecin de nantes

le médecin dans sa visite : "faudra couper la jambe"
ma jambe ne sera pas coupée j'aime mieux vivre de mes rentes

mon père a bien cinq cents maisons dont je suis l'héritière
mon père a bien cinq cents moulins dont je suis la meunière

mon père a bien cinq cents moutons dont je suis la bergère
mon père a bien cinq cents écus dont je suis

* * * * *

Quand j'étais jeune à dix-huit ans

Quand j'étais jeune à dix-huit ans
J'étais beau et galant o gué
Quand j'étais jeune à dix-huit ans
J'étais beau et galant
J'étais beau et galant
J'étais beau et galant

Les amoureuses venaient me voir
Le soir dedans ma chambre o gué

La plus jeune des amoureuses
M'apporta une orange o gué

L'orange est tombée sur mon pied
Elle a cassé ma jambe o gué

On fit venir un médecin
De Paris ou de Nantes o gué

Le médecin qui me soignait
Voulut couper ma jambe o gué

Non ma jambe ne sera pas coupée
Car je vis de mes rentes o gué
* * * * *

Quand je menais mes chevaux boire...

Quand je menai mes chevaux boire
Ilaire, ilaire, itou, ilaire
Ilaire, oh ma Nanette
Quand je menai mes chevaux boire
J’entendis le coucou chanter (bis)

Il me disait dans son langage
Ilaire, ilaire, itou, ilaire
Ilaire, oh ma Nanette
Il me disait dans son langage
Ta bien aimée vont l’enterrer (bis)

Ah ! que dis-tu , méchante bête
J’étais près d’elle hier au soir

Mais quand je fus dedans la lande
J’entendis les cloches sonner

Mais quand je fus dedans l’église
J’entendis les prêtres chanter

Donnai du pied dedans la chasse
Réveillez-vous si vous dormez

Non je ne dors ni ne sommeille
Je vous attends dedans l’enfer

Vois ma bouche est pleine de terre
Et la tienne est pleine d’amour

Auprès de moi reste une place
Et c’est pour toi qu’on l’a gardée

* * * * *

Quand je suis parti d’La Rochelle...

Quand je suis parti d’La Rochelle
je suis parti tout en pleurant
en naviguant ma brunette
je suis parti tout en pleurant en naviguant
Qu’avez-vous donc beau camarade
qu’avez-vous donc à pleurer tant

Regrettes-tu ton père ou ta mère
ou bien quelqu’un de tes parents.

Je ne regrette qu’une jeune fille
âgée de quinze à dix-huit ans

Si jamais je reviens en France
je l’aimerais tout en passant

Je lui donnerai du vin à boire
dans un beau verre de cristal blanc

Je lui dirai : buvez la belle
à la santé de votre amant
* * * * *

Que venez vous chercher...

Que venez-vous chercher,
Garçon de la montagne
Que venez-vous chercher
Si vous ne dansez pas ?
Si vous ne dansez pas,
Garçon de la montagne
Si vous ne dansez pas
Allez vous en là-bas !

En dansant avec nous,
Garçon de la montagne
En dansant avec nous
Vous ferez des jaloux.
Vous ferez des jaloux,
Garçon de la montagne
Vous ferez des jaloux,
En dansant avec nous !

Si vous savez danser
Garçons de la montagne
Si vous savez danser
Serez peut-être aimés.
Serez peut-être aimés.
Garçons de la montagne
Serez peut-être aimés.
Si vous savez danser !
* * * * *

Questembert

Y’a encore 10 filles a Questembert,
Qui aiment bien les garçons (bis)
Et elles s’en vont dessur ces landes,
Jouant de la musique, sonnat du violon

Le temps de ma jeunesse, malon lon la
Le temps de ma jeunesse ne reviendra pas

9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
* * * * *

TOP

Qui veut chasser une migraine (Chanson à boire)

Qui veut chasser une migraine
N'a qu'à boire toujours du bon
Et maintenir la table pleine
De cervelas et de jambon

Refrain:
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons (bis)

Le vin goûté à ce bon père
Qui s'en rendit si bon garçon
Nous fait discours tout sans grammaire
Et nous rend savant sans leçon


refrain

Loth, buvant dans une taverne
De ses filles enfla le sein
Montrant qu'un sirop de taverne
Passe celui d'un médecin

Refrain

Buvons donc tous à la bonne heure
Pour nous émouvoir le rognon
Et que celui d'entre nous meurt
Qui dédira son compagnon

Refrain
* * * * *

Reveillez vous picards...

Réveillez vous Picard, Picards et Bourguignons
Et trouvez la manièred'avoir de bons bâtons
Car voici le printemps et aussi la saison
Pour aller à la guerre donner des horions

Tel parle de la guerre qui ne sait ce qu'elle est
Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict
Et que maint homme d'armes et gentil compagnon
Y ont laissé la vie, et robe et chaperon.

Quand seront en Bourgogne et en Franche-Comté
Ce sera qui qu'en grogne le temps de festoyer
Bout'rons le roy de France dehors de ces costeaux
Et mettrons en nos panses le vin de nos tonneaux.

Adieu, adieu Salins, salins et Besançon
Et la ville de Baulne là où les bon vins sont
Les Picards les ont bu, les flamands les paieront
Quatre pastards la pinte, ou bien battus seront.

Nous lansquenets et reîtres et soudards, si marchons
Sans finir ni connaître où nous arriverons
Priez Dame Marie et saints qui là haut sont
Qu'accordent longue vie aux routiers Bourguignons.

Quand mourrons de malheure nostre hacquebutte au poing
Que Dieu notre seigneur le paradis nous doit
Et que dedans la terre où tous nous dormirons
Fasse le repos guerre aux braves Bourguignons.

Et quand viendra le temps où trompes sonneront
Au dernier jugement quand nos tambours battront
Nous lèverons bannière au ducque Bourguignon
Pour aller à la guerre donner des horions.

* * * * *

Rosa das rosas

Esta é de loor de Santa Maria, c
om' é fremosa e bõa e á gran poder.

Refrain:
Rosas das rosas e Fror das frores,
Dona das donas, Sennor das sennores.

Rosa de beldad' e de parecer
e Fror d'alegria e de prazer,
Dona en mui piadosa seer,
Sennor en toller coitas e doores.

Atal Sennor dev' ome muit' amar,
que de todo mal o pode guardar;
e pode-ll' os peccados perdõar,
que faz no mundo per maos sabores.

Devemo-la muit' amar e servir,
ca punna de nos guardar de falir;
des i dos erros nos faz repentir,
que nos fazemos come pecadores.

Esta dona que tenno por Sennor
e de que quero seer trobador,
se eu per ren poss' aver seu amor,
dou ao demo os outros amores.

* * * * *

Rossignolet du bois

"Rossignolet du bois, Rossignolet sauvage,
apprends-moi le langage, apprends-moi à parler;
apprends-moi la manière comment il faut aimer, Ah! comment il faut aimer."

"Comment il faut aimer, je m'en vais te le dire:
Faut embrasser les filles, les caresser souvent,
en leur disant: "La belle, je serai ton amant; Ah! je serai ton amant."

"La belle on dit partout que vous avez des pommes,
des pommes de reinette qui sont dans votre jardin:
Permettez-moi, la belle, que j'y porte l main, Ah! que j'y porte la main."

"Non, je ne permets pas que l'on touche à mes pommes.
Apportez-moi la lune, le soleil à la main,
vous toucherez les pommes qui sont dans mon jardin, Ah! qui sont dans mon jardin."

"Le beau galant s'en va là-haut sur la montagne,
croyant prendre la lune, le soleil à la main:
La chose fut impossible, la belle le savait bien ... Ah! la belle le savait bien.
* * * * *

Rue Saint Vincent

Elle avait sous sa toque de martre,
sur la butte Montmartre,
un p'tit air innocent.
On l'appelait Rose, elle était belle,
elle sentait bon la fleur nouvelle,
rue Saint-Vincent.

Elle avait pas connu son père,
elle avait p'us d'mère,
et depuis 1900,
a' d'meurait chez sa vieille aïeule
Où qu'a' s'élevait comme ça, toute seule,
rue Saint-Vincent.

elle travaillait déjà pour vivre
et les soirs de givre,
dans l'froid noir et glaçant,
son p'tit fichu sur les épaules,
elle rentrait par la rue des Saules,
rue Saint-Vincent.

Elle voyait dans les nuit gelées,
la nappe étoilée,
et la lune en croissant
qui brillait, blanche et fatidique
sur la p'tite croix d'la basilique,
rue Saint-Vincent.

L'été, par les chauds crépuscules,
a rencontré Jules,
qu'était si caressant,
qu'a' restée la soirée entière,
avec lui près du vieux cimetière,
rue Saint-Vincent.

Mais le p'tit Jules était d'la tierce
qui soutient la gerce,
aussi l'adolescent,
voyant qu'elle marchait pas au pantre,
d'un coup d'surin lui troua l'ventre,
rue Saint-Vincent.

Quand ils l'ont couchée sur la planche,
elle était toute blanche,
même qu'en l'ensevelissant,
les croque-morts disaient qu'la pauv' gosse
était crevée l'soir de sa noce,
rue Saint-Vincent.
* * * * *

Saint-Martin D'auray

C’était une jeune fille
Sur le bord de l’Ile
De Saint-Martin d’Auray,
Sur le bord du pré (bis)

De Saint-Martin d’Auray, (bis)

Son amant vint la voir,
Sur le bord de l’île,
Un soir après l’souper,
Sur le bord du pré

Un soir après l’souper, (bis)

Il la trouva seulette
Sur son lit qui pleurait

« Qu’avez-vous donc, la belle ?
Qu’avez-vous à pleurer ?

-On dit dedans la ville
Que demain vous partez.

-Ceux qui ont dit ça la belle,
Ont dit la verité.

-Avant que vous partiez,
Allons nous promener. »

Quand elle fut sur la rive,
A la mer s’est jetée.

« Mange, beau poisson mange !
Tu as de quoi manger.

Tu manges la plus belle fille
Que la terre ait portée.

L’avait la taille fine
Et les sourcils dorés,

Les lèvres aussi vermeilles
Que la rose au rosier.

L’était aussi fragile
Que le jonc dans le pré

Elle était aussi belle
Que la mer en été.

C’était la plus belle fille
Que la terre ait portée.

C’était la plus belle fille
Que la mer ait noyée. »

TOP

Salut à la compagnie

Salut à la compagnie
De cette maison.
Je vous souhaite une bonne année,
Du bien à foison.
Nous sommes d’un pays étrange,
Venus dans ce lieu,
Pour vous faire la demande
De la part à Dieu.

Si la fève s’y présente,
Nous la planterons
Dans un jardin, sous un arbre
Nous la metterons.
Nous prierons la Sainte Vierge,
Jésus, les trois Rois,
Qu’ils nous fassent à tous la grâce
Que la puissions voir.
* * * * *

Sans soucis

Quand je suis né, je suis né à l’automne
Tous mes parents ainsi que les amis
M’ont baptisé du bon jus de la treille
Et m’ont donné le nom de sans-soucis (bis)

Quand j’eus 5 ans, on m’envoie à l’école
Pour y apprendre a parler le latin
Moi, j’ai appris, à vider les bouteilles
A ne pas mettre d’eau dedans mon vin

Quand j’eus 15 ans, j’ai fais une maîtresse,
qui s’appelait la charmante Margot
Elle me disait que j’avais la rougeole,
Mais ce n’était que le jus du tonneau.

Quand j’eus 20 ans, j’ai perdu ma maîtresse
J’ai beau chercher je ne peut plus trouver
Bah ! ce n’était qu’une si